13/06/2025 Suivi
Les corapporteures de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (PACE) pour le suivi de la Géorgie, Edite Estrela (Portugal, SOC) et Sabina Ćudić (Bosnie-Herzégovine, ALDE), ont exprimé leur vive préoccupation face à la répression continue des dissidents politiques en Géorgie, notamment l'adoption de lois répressives et l'utilisation abusive de mécanismes juridiques à l'encontre de membres de l'opposition, de journalistes et de militants de la société civile.
Les corapporteures ont déploré la convocation devant les tribunaux de journalistes et de militants politiques pour avoir prétendument « insulté » des responsables du parti au pouvoir sur les réseaux sociaux, ainsi que l'imposition de mesures juridiques injustifiées et disproportionnées, notamment des détentions, à l'encontre de membres de l'opposition qui refusent de comparaître devant la commission d'enquête parlementaire chargée d'examiner « les actes commis par le régime précédent », qui a déclaré à plusieurs reprises que son objectif était d'interdire l'opposition politique dans le pays.
« Cette répression continue ne fait qu'exacerber la crise sociale et politique en Géorgie et éloigne encore davantage le pays du respect de ses obligations en tant que membre du Conseil de l'Europe », ont déclaré les deux corapporteures. « Nous demandons instamment aux autorités de mettre fin à cette répression antidémocratique des voix dissidentes dans la société géorgienne et d’inverser le recul démocratique rapide du pays. Nous restons disposés à maintenir un dialogue ouvert et constructif avec les autorités et toutes les forces politiques afin d'aider le pays à respecter ses obligations et ses engagements envers le Conseil de l'Europe », ont-ils conclu.
La Géorgie est l'un des dix États membres du Conseil de l'Europe soumis à la procédure de suivi complète de l'Assemblée, qui prévoit des visites régulières d'un binôme de rapporteurs, qui entretiennent un dialogue permanent avec les autorités, et des débats occasionnels en séance plénière afin de garantir que les progrès et les problèmes d'un État soient pleinement évalués.