25/06/2025 Session
Dans un contexte de mobilisations sociales et de troubles sociaux accrus dans un certain nombre d’’Etats membres, l’APCE a recommandé aujourd’hui « de placer le dialogue et la médiation au cœur de la gestion du maintien de l’ordre, et de développer des stratégies n’opposant pas forces de l’ordre et manifestants », afin d’éviter l’escalade de la violence tout en préservant le droit de manifester.
En adoptant une résolution, basée sur le rapport de Pierre-Alain Fridez (Suisse, SOC), l’APCE a appelé les Etats membres à reconsidérer l’usage des armes intermédiaires dans le cadre du maintien de l’ordre lors des manifestations, en réservant leur emploi à des unités spécialisées, et à réfléchir à « une possible interdiction totale des lanceurs de balles de défense en maintien de l’ordre ».
Soulignant l’importance d’inscrire la mission de la police dans une relation de confiance avec la population (notamment dans les quartiers populaires), l’Assemblée parlementaire a proposé aux Etats membres « d’instaurer ou de renforcer une présence locale des forces de l’ordre », et « de lutter contre toute forme de profilage notamment ethnique lors des contrôles d’identité ».
En outre, la résolution adoptée encourage les Etats à éviter les interpellations préventives, les stratégies d’empêchement et les approches répressives, tout renforçant le dialogue et la médiation avant, pendant et après les manifestations.
Enfin, les parlementaires ont souligné que la difficulté croissante des missions confiées aux forces de l'ordre et l'engagement quotidien de leurs agents, appellent « une reconnaissance institutionnelle et sociétale à la hauteur des responsabilités qu’elles assument ».