21/08/2025 Suivi
La rapporteure de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) pour le suivi de la Serbie, Victoria Tiblom (Suède, CEPA), a fait aujourd'hui la déclaration suivante concernant l'escalade des violences en Serbie :
« Je suis vivement préoccupée par la récente recrudescence des violences dans toute la Serbie.
Depuis plus d'une semaine, plusieurs grandes villes, dont Belgrade, Novi Sad, Niš et Valjevo, sont le théâtre d'affrontements violents entre manifestants et forces de sécurité. À la suite d'incidents entre des manifestants et des partisans du Parti progressiste serbe (SNS) au pouvoir, des manifestants ont incendié des bureaux du SNS ainsi que des bâtiments municipaux et judiciaires. La police a réagi en utilisant des gaz lacrymogènes, des matraques et, selon certaines informations, une force excessive. De nombreux cas d'arrestations et de blessés, tant parmi les manifestants que parmi les policiers, ont été signalés. Les manifestants ont également accusé la police de ne pas avoir empêché les premières attaques qui ont déclenché ces affrontements.
Ces événements constituent une nette escalade des manifestations de masse qui ont lieu depuis novembre 2024 et qui, jusqu'à récemment, étaient restées largement pacifiques.
Je condamne sans équivoque toutes les formes de violences, qu'elles soient le fait des autorités étatiques, de groupes pro-gouvernementaux ou de manifestants, et j'exhorte une fois de plus toutes les parties à s'abstenir de nouvelles violencse et à engager un dialogue constructif.
Les autorités serbes doivent immédiatement mettre fin à l'usage excessif de la force, garantir des enquêtes rapides, indépendantes et efficaces sur tous les incidents violents et tenir pour responsables les agents des forces de l'ordre et les individus qui se sont rendus coupables d'actes répréhensibles. En outre, les forces de l'ordre doivent tout mettre en œuvre pour protéger les personnes et les groupes contre les provocations et les violences perpétrées par des acteurs non étatiques ».