27/08/2025 Migrations, protection internationale et coopération économique
« Suite aux tirs d’un patrouilleur libyen contre l’Ocean Viking de SOS Méditerranée, le 24 août 2025, je suis très préoccupée par la sécurité en mer, tant pour les personnes migrantes en détresse lors de la traversée des eaux européennes, que pour les garde-côtes, les marines, les ONG et les volontaires qui risquent leur vie pour leur porter secours », a déclaré Sandra Zampa (Italie, SOC), rapporteure sur « Les défis et les besoins des acteurs publics et privés impliqués dans la gestion des migrations ».
« Cet incident grave, survenu dans les eaux internationales de la Méditerranée, devrait mettre en évidence la nécessité, pour les États, de respecter le droit maritime et le droit international humanitaire. Cela commence par la mise en œuvre pleine et entière des accords internationaux existants, en particulier la Convention européenne des droits de l’homme et la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer », a-t-elle souligné.
L’Assemblée parlementaire, dans sa Résolution 2613 (2025), a appelé les États membres à renforcer la coopération entre les autorités publiques, les collectivités locales et la société civile qui soutiennent les personnes réfugiées et demandeuses d’asile, et à lever les obstacles juridiques et administratifs à l’action humanitaire.
Par ailleurs, dans sa Résolution 2612 (2025), l’Assemblée a appelé les États membres à rétablir des opérations européennes de recherche et de sauvetage à grande échelle, en créant un corps européen de recherche et de sauvetage en mer, doté pour seul mandat de sauver des vies en mer dans le plein respect du droit international en matière de droits humains.
« Face aux nombreuses informations faisant état de violations inacceptables des droits humains et du droit maritime international par la garde côtière libyenne et l’Administration générale libyenne pour la sécurité côtière, l’Assemblée invite, dans la résolution précitée, les États membres à reconsidérer leur coopération avec ces autorités, y compris leur financement, leur formation et la fourniture d’équipements, afin de s’assurer qu’elles respectent pleinement les obligations qui leur incombent en matière de droits humains », a conclu la rapporteure.