05/09/2025 Questions sociales, santé et développement durable
« Le droit à un logement convenable est un droit humain universel et une pierre angulaire de la justice sociale, du développement humain et de la stabilité démocratique », a souligné la Commission des affaires sociales, de la santé et du développement durable. Pourtant, ce droit « reste une promesse non tenue » pour plus de 1,3 million de personnes sans abri en Europe en 2023, dont 400 000 enfants, et près de 19,2 millions de personnes vivant dans des conditions de « privation grave de logement ».
Adoptant un projet de résolution, basé sur le rapport d’Aurora Floridia (Italie, SOC), la commission a déploré la « financiarisation du logement » ainsi que les destructions massives d’habitations dans les zones de guerre. Elle a insisté sur le fait que le logement devait être considéré « comme un droit humain et non comme une marchandise », en accordant une attention particulière aux besoins des populations vulnérables. La commission a demandé aux États membres d’augmenter les investissements publics dans le logement social et abordable, d’adopter des stratégies à long terme fondées sur les droits et axées sur la prévention du sans-abrisme, et de prévoir des garanties juridiques contre les expulsions forcées.
La commission a en outre appelé les États à donner la priorité à la rénovation à grande échelle du parc immobilier vieillissant, à promouvoir des logements écoénergétiques et résilients aux changements climatiques, et à investir dans des infrastructures publiques durables. Elle les a exhortés à garantir l’accès à un logement convenable pour les groupes vulnérables, notamment les ménages à faibles revenus, les Roms, les personnes réfugiées, les personnes en situation de handicap, les jeunes, les personnes âgées et les femmes ayant quitté un partenaire violent.
Enfin, la commission a encouragé les États membres à ratifier les dispositions pertinentes de la Charte sociale européenne et à renforcer l’application des droits socio-économiques, ainsi qu’à œuvrer en faveur de la reconnaissance du « domicide » en tant qu’infraction pénale au niveau international dans le contexte des destructions massives d’habitations dans les zones de guerre.