11/09/2025 Egalité et non-discrimination
« Les violences sexuelles à l’encontre des hommes et des garçons sont une réalité mais aussi un phénomène caché qui devrait être prévenu et combattu, en accordant la priorité aux besoins de toutes les victimes/survivants », a déclaré la Commission sur l’égalité et la non-discrimination.
Adoptant un projet de résolution, sur la base du rapport d’Edmunds Cepurītis (Lettonie, SOC), la commission a souligné la nécessité de « remettre en question le ‘discours social’ et les préjugés culturels concernant le comportement masculin, les rôles masculins et les rapports de force qui contribuent aux violences sexuelles à l’encontre des hommes et des garçons et à sa stigmatisation, notamment les masculinités nocives, l’homophobie structurelle, et les rôles traditionnels attribués à chaque sexe ».
La commission a appelé les États à renforcer les mesures de sensibilisation, de prévention et de signalement, notamment l’éducation complète à la sexualité adaptée à l’âge, des mécanismes de signalement centrés sur l’enfant et tenant compte des traumatismes subis, ainsi qu’à interdire les « thérapies » dites « de conversion » ou « réintégratives ». Elle a en outre exhorté les États à abolir la prescription pour les infractions de violences sexuelles sur mineurs, à revoir les définitions pénales du viol et des violences sexuelles afin qu’elles soient fondées sur le principe de l’absence de consentement, et à appliquer la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique aux victimes de sexe masculin.
Enfin, la commission a demandé aux États de mettre en place des services de soutien spécialisés et sensibles au genre, accessibles à tous, comprenant des soins de santé, un soutien psychosocial et juridique, des refuges ainsi que des dispositifs de conseil entre pairs.