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La crise récente en Géorgie a occulté de «nombreuses mesures positives» prises, déclarent l'APCE

Strasbourg, 24.01.2008 – La crise ayant précédé la récente élection présidentielle en Géorgie a rejeté dans l’ombre les « nombreuses mesures positives » prises par ce pays pour honorer ses obligations envers le Conseil de l'Europe, a déclaré aujourd’hui l’Assemblée parlementaire (APCE) de l’Organisation.

Lors du débat sur le suivi de la Géorgie à l’issue du discours du Président géorgien Mikhaïl Saakachvili, les parlementaires ont déclaré que les principales institutions géorgiennes ont été l’objet de réformes profondes et que bon nombre d’engagements avaient été respectés.

En dépit de lacunes importantes et de violations du droit électoral, la récente élection présidentielle a été « pour la première fois l’objet d’un véritable esprit de compétition », ont déclaré les parlementaires, et toutes les forces politiques doivent en accepter le résultat. Ils ont cependant déploré les événements ayant précédé l’élection, par exemple la dispersion violente de manifestations pacifiques, le silence imposé aux chaînes de télévision d’opposition et la décision de déclarer l’état d’urgence, qui ont « terni » la réputation de la Géorgie.

Le Président Saakachvili doit fait tout son possible, à présent, pour renforcer les libertés démocratiques en Géorgie, mettre en place des garde-fous et des contre-pouvoirs et rechercher un consensus, a souligné l’Assemblée. La Géorgie doit aussi poursuivre ses efforts tendant au règlement pacifique et démocratique des conflits d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.

Auparavant, le Président Saakachvili avait déclaré aux parlementaires : « Nous sommes profondément déterminés à construire une démocratie stable, mais c’est là une tâche en cours […] Quelle qu’en soit la difficulté, nous ne dévierons pas de cette route ». Il leur a assuré également : « La démocratie en Géorgie s’exprime aujourd’hui à travers de nombreuses voix. »