17/04/2008 Session
Dans un monde en proie à une «crise de civilisation», l’Europe représente aujourd’hui un espoir de combler «le fossé croissant» entre le progrès technologique de la mondialisation et la capacité de l’humanité de «faire face» à cette même mondialisation, a déclaré le 17 avril le célèbre écrivain libanais Amin Maalouf dans son allocution devant l’Assemblée.
Avant le débat de l’Assemblée sur un rapport visant à la promotion des «littératures européennes», le lauréat du Prix Goncourt 1993 a qualifié de «remarquables» les progrès accomplis par l’Europe dans la réunion de cultures et de peuples différents qui se sont englués dans des conflits au cours de l’histoire, mais il a souligné que ce serait une erreur de devenir «complaisant» et que le moment était venu de mettre l’accent sur l’enseignement de la littérature, les langues et la culture.
Lors d’une conférence de presse donnée juste avant son allocution, M. Maalouf a applaudi au rapport de l’Assemblée, dans lequel il voit une «mine d’actions» pleine d’«idées pratiques que l’on peut appliquer pour faire avancer l’enseignement de la littérature et des langues européennes».