11/06/2008 Egalité et non-discrimination
« Les parlementaires restent des acteurs de premier plan pour adapter les législations nationales afin de mieux protéger les femmes victimes de violence domestique, sanctionner les auteurs, et prévoir des dispositifs de prévention », a déclaré hier Paul Wille (Belgique, ADLE), Vice-Président de l’APCE, lors de la Conférence de clôture de la Campagne du Conseil de l’Europe pour combattre la violence à l’égard des femmes, qui s’est tenue ces deux derniers jours à Strasbourg.
"Par la mise en œuvre de la dimension parlementaire de cette campagne, l'APCE et les parlements nationaux ont démontré leur capacité à promouvoir concrètement les droits de l'homme au sein des parlements nationaux et contribué activement à la mise en œuvre d'une campagne du Conseil de l'Europe" a souligné José Mendes Bota (Portugal, PPE/DC), rapporteur de la Commission sur l’égalité des chances pour les femmes et les hommes de l’APCE.
Les deux parlementaires ont précisé que cette campagne avait permis un travail de sensibilisation indispensable au sein des parlements, des actions parlementaires nombreuses pour briser le silence et la mise en réseau des parlements nationaux. Ils ont également évoqué les standards législatifs minimums identifiées par l’APCE en octobre dernier pour lutter contre la violence à l’égard des femmes, et qui, dans de nombreux Etats membres, ne sont pas atteints.
M. Mendes Bota a rappelé que les participants à la conférence finale de la dimension parlementaire de la Campagne à Vienne, organisée par l’APCE en avril dernier, ont appelé le Conseil de l'Europe à rédiger une convention-cadre pour combattre la violence à l'égard des femmes. Pour la Commission sur l'égalité des chances pour les femmes et les hommes de l'APCE, ce traité international devrait englober la lutte contre la violence domestique, les agressions sexuelles, la mutilation génitale, les mariages forcés et les crimes dits « d'honneur ».