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La Turquie a la détermination politique de combattre la violence contre les femmes, déclarent des ministres turques à Istanbul

Strasbourg, 15.05.2009 – “Tous les textes législatifs de fonds nécessaires pour combattre la violence à l’égard des femmes ont été adoptés en Turquie, mais ils ne sont pas encore pleinement appliqués, c’est pourquoi il est difficile d'affirmer qu'ils sont en mesure de porter un coup d'arrêt à la violence à l'égard des femmes" a déclaré Selma Kavaf, ministre d’Etat turque en charge des questions de la famille et des femmes, à l’occasion de la première réunion du réseau de parlementaires de référence pour poursuivre l’action de l’Assemblée parlementaire en faveur de la lutte contre la violence à l’égard des femmes, qui se tenait aujourd’hui à Istanbul.
 
“La seule manière de gérer ce problème consiste à modifier les comportements sociaux et à faire en sorte que ce phénomène soit mieux compris” a-t-elle poursuivi. « En conséquence, nous avons comme objectif fondamental d’aider tous les partis à intégrer la lutte contre la violence à l'égard des femmes et à accorder leur soutien aux politiques d'égalité entre les sexes."
 
Revenant sur les nombreuses actions entreprises dans ce domaine, la ministre a ensuite déclaré : “Toutes ces activités montrent sans l’ombre d’un doute que la Turquie a la détermination politique pour faire tout ce qui est nécessaire afin de combattre la violence contre les femmes, détermination qui se reflète dans les changements apportés aux politiques publiques".
 
“L’éducation et la formation sont des facteurs essentiels pour lutter contre la violence à l’égard des femmes et promouvoir l’égalité entre les sexes” a également souligné la ministre turque de l’Education Nimet Cubukcu. “Si les femmes veulent surmonter leurs problèmes dans divers domaines et maîtriser leur vie, l'éducation est leur atout maître. Chaque fois que nous faisons une avancée sur cette question, nous allons un peu plus vite pour résoudre les problèmes des femmes” a-t-elle déclaré.
 
 « Il ne suffit pas que nous soutenions l’élaboration d’une convention du Conseil de l’Europe pour lutter contre la violence envers les femmes, nous devons aussi continuer à réviser nos législations et à surveiller la bonne application des lois que nous avons adoptées », a souligné Paul Wille (Belgique, ADLE), vice-président de l’APCE.
 
Yakin Ertürk, Rapporteur Spécial des Nations Unies sur la violence à l'égard des femmes, s’est également exprimée au cours de cette réunion ainsi que des parlementaires, des membres du gouvernement et des représentants d’ONG.