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OGM : comment répondre aux défis de demain en excluant les risques

« La production alimentaire devra doubler d’ici à 2050 sur des superficies cultivables qui auront du mal à augmenter », a alerté aujourd’hui Yann Fichet, Directeur des affaires institutionnelles et industrielles de Monsanto-France, en s’adressant aux membres de la Commission de l’environnement de l’APCE lors d’une audition sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), dans le cadre de la préparation d’un rapport sur le sujet par  Jean-François Le Grand (France, PPE/DC). « Monsanto s’est engagé à poursuivre le développement des semences, à doubler la production de certains types de cultures et à contribuer à l’amélioration du niveau de vie des agriculteurs », a ajouté M. Fichet, tout en soulignant qu’en 2009, 14 millions de paysans dans le monde ont cultivé 134 millions d’hectares d’OGM. « Ils ont eu le choix, a-t-il dit, et le meilleur moyen de répondre aux défis de demain est de donner le choix aujourd’hui ».

Cependant, pour Michel David, Secrétaire nationale de la Confédération paysanne française, les agriculteurs de l’hexagone seraient opposés « à un type d’agriculture totalitaire », caractérisée par l’imposition de brevets et sur laquelle « planent bien de doutes sur les conséquences sanitaires ». Des doutes partagés par André Apoteker, Directeur de campagne Greenpeace-France, pour qui les études menés à ce jour excluent de risques à court terme, « mais n’apportent pas de réponses quant aux conséquences à long terme ». Aussi, la dispersion non contrôlée des OGM dans l’environnement est-elle source de grande inquiétude. Pour M. Apoteker, « la coexistence entre l’agriculture OGM et l’agriculture conventionnelle est aujourd’hui impossible sauf si on est prêt, du fait de la dispersion incontrôlée, à imposer à ceux qui rejettent les OGM à en consommer tout de même».

M. Le Grand devrait présenter son projet de rapport aux membres de la Commission en septembre prochain