06/04/2011 Questions sociales, santé et développement durable
Strasbourg, 07.04.2011 – A l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, qui a pour thème cette année la lutte contre la résistance antimicrobienne, Liliane Maury Pasquier (Suisse, SOC), Présidente de la Commission des questions sociales, de la santé et de la famille de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), a appelé aujourd’hui l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) « à poursuivre sa lutte contre la résistance antimicrobienne dans la plus grande vigilance et transparence en ce qui concerne le choix des experts dont l’organisation s’entoure, afin de s’assurer que les futures décisions prises par les gouvernements nationaux puissent se baser sur des conseils entièrement libres de conflits d’intérêts ».
La résistance antimicrobienne est entre autres causée par le mauvais usage des antimicrobiens en médecine humaine et dans l’élevage animal qui ont, ces derniers décennies, contribué à une résistance de plus en plus forte à ces médicaments.
« L’Assemblée parlementaire reconnaît et souligne régulièrement l’importance du travail de l’OMS et son rôle d’organisme central de référence dans un monde où la coordination est indispensable pour mener des politiques de santé efficaces.
Cependant, l’Assemblée assumera également sa responsabilité pour veiller à la plus grande transparence des politiques de santé dans les Etats membres du Conseil de l’Europe et pour continuer à relever des défis quand ils apparaissent ; un engagement à nouveau souligné au début de cette année, par l’adoption de sa Recommandation 1959 (2011) sur les politiques de prévention en matière de santé dans les Etats membres du Conseil de l’Europe », a déclaré Mme Maury Pasquier.
« Au nom de la Commission que je préside, je félicite l’OMS du choix de ce thème très important pour la Journée 2011. J’invite tous les Etats membres du Conseil de l’Europe à prendre au sérieux et à répondre positivement à l’appel de l’OMS en faveur d’un engagement mondial plus intense dans ce domaine », a-t-elle ajouté.
Mme Maury Pasquier a également rappelé le débat mené par l’Assemblée parlementaire en 2010 en amont de l’adoption de sa Résolution 1749 (2010) et sa Recommandation 1929 (2010) sur la gestion de la pandémie H1N1. Ce débat avait notamment ciblé l’intérêt économique potentiel de certains groupes pharmaceutiques dans la déclaration d’une pandémie et le risque d’une influence de leur part sur les décisions majeures de santé publique liés à l’achat de vaccins et de médicaments ainsi qu’au soutien à la recherche.