16/09/2011 Questions sociales, santé et développement durable
Strasbourg, 16.09.2011 - En adoptant un avis au rapport de la sélection prénatale en fonction du sexe, qui sera débattu par l’APCE le 4 Octobre, la Commission des questions sociales a rappelé que si en théorie, la sélection prénatale en fonction du sexe pouvait aussi être utilisée pour empêcher les naissance masculines, en réalité, elle sert essentiellement à empêcher des naissance féminines. Comme pour la violence domestique, il est donc nécessaire se s’attacher à la cause première de la sélection prénatale en fonction du sexe, l’inégalité hommes/femmes.
La commission, sur la base d’un avis préparé par Jordi Xuclà i Costa (Espagne, ADLE), a souligné qu’il fallait donner aux femmes les moyens de résister aux pressions culturelles et sociétales qu’elles subissent pour donner naissance à un fils. Plus les femmes sont éduquées, plus elles ont de droits (droits successoraux, transmission du nom et de la nationalité aux enfants), plus les pratiques culturelles archaïques portant atteinte aux droits des femmes (système de la dot, mariage forcé, mariage d’enfants) seront abolies, plus les femmes auront de chances de pouvoir résister aux pressions et d’être aussi fières de donner naissance à des filles qu’à des garçons.