Logo Assembly Logo Hemicycle

« Le terrorisme doit être considéré comme un crime contre l’humanité » a déclaré le Président de l’APCE

Strasbourg, 03.10.2011 - « Le terrorisme reste la plus grande menace qui pèse sur les valeurs universelles des droits de l'homme. Il doit être considéré comme un crime contre l’humanité » a déclaré aujourd’hui le Président de l’APCE, Mevlüt Çavuşoğlu, dans son discours d’ouverture à l’occasion de la session d’octobre de l’APCE, à Strasbourg, rappelant la tuerie du camp de jeunes de l’île d’Utoya, l’attentat à la bombe d’Oslo et, récemment, l’explosion d’une bombe à Ankara.

« En même temps, notre réaction doit être fondée sur les droits de l'homme, la démocratie et l’Etat de droit. C’est pourquoi le rapport que nous présentera M. Dick Marty cette semaine est si important ; il souligne que les services secrets et les agences de renseignements doivent rendre des comptes pour des violations des droits de l'homme comme la torture, les enlèvements ou les restitutions et qu’ils ne sauraient échapper aux enquêtes en invoquant de manière injustifiée la doctrine du "secret d’Etat" ». Il a ajouté qu’à long terme, l’un des instruments les plus efficaces pour combattre l’extrémisme et l’intolérance, était le dialogue interculturel et interconfessionnel.

« Demain, nous prendrons une décision sur la demande d’octroi du statut de Partenaire pour la démocratie déposée par le Conseil national palestinien. Cette demande s’inscrit dans une évolution logique des choses puisque l’Assemblée coopère étroitement avec des représentants palestiniens depuis des années. Je suis convaincu que l’octroi de ce statut au Conseil national palestinien non seulement renforcera la coopération entre les Palestiniens et le Conseil de l'Europe mais aussi contribuera à la mise en œuvre de réformes démocratiques dans les territoires palestiniens. A cet égard, le discours de M. Mahmoud Abbas, jeudi prochain, sera un moment fort pour notre Assemblée » a souligné le Président.

« Les changements révolutionnaires qui se produisent aux portes de l’Europe, notamment en Tunisie, en Egypte et en Libye, ainsi que l’insurrection en cours en Syrie constituent pour nous un grand défi à relever. Je pense que l’Assemblée est sur la bonne voie en mettant en œuvre une stratégie féconde, destinée à rapprocher les Etats non membres du Conseil de l'Europe et de nos normes. Nous allons, en effet, observer les élections en Tunisie et au Maroc, après avoir accordé au Parlement de ce dernier le statut de Partenaire pour la démocratie » a déclaré M. Çavuşoğlu.