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Le Président d’une commission de l’APCE est préoccupé par le déni du génocide de Srebrenica

Strasbourg, 04.06.2012 – « En niant le génocide de 1995 à Srebrenica, le Président de la Serbie nouvellement élu, Tomislav Nikolić, a jeté une ombre sur la présidence », a déclaré Pietro Marcenaro (Italie, SOC), Président de la Commission des questions politiques et de la démocratie de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) et ancien rapporteur sur la réconciliation et le dialogue politique entre les pays de l’ex-Yougoslavie. « La reconnaissance des responsabilités, par les parties au conflit qui a ravagé le territoire de l’ex- Yougoslavie entre 1991 et 1995, est une condition préalable à la réconciliation », a-t-il ajouté.

Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), tout comme la Cour internationale de Justice (CIJ) ont qualifié les actes commis par les Serbes bosniaques à Srebrenica en 1995 – actes qui ont conduit à l’assassinat de plus de 8000 personnes – d’actes de « génocide ». La Serbie a été blanchie de toute implication directe mais a été déclarée coupable d’infraction aux lois internationales pour n’avoir pas réussi à empêcher ce massacre et pour n’avoir pas jugé ou transféré au TPIY les personnes accusées du génocide.

« La résolution adoptée il y a deux ans par le parlement serbe, condamnant le massacre de Srebrenica, et les excuses de la Serbie pour ne pas avoir fait davantage pour empêcher la tragédie avaient été reçues, par la communauté internationale, comme un geste important de la Serbie sur le chemin de la réconciliation. Revenir là-dessus aujourd’hui ne peut que provoquer des tensions dans la région et mettre en danger la pleine intégration de la Serbie en Europe », a conclu M. Marcenaro.