05/10/2012 Session
Strasbourg, 05.10.2012 - Pietro Marcenaro (Italie, SOC), Président de la Commission des questions politiques et de la démocratie de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), a dénoncé aujourd'hui les « choquantes violations des droits de l'homme, y compris des exécutions extrajudiciaires en public, flagellations, amputations, et lapidations à mort », imposées à des personnes accusées, hors de tout cadre légal, d’avoir commis des crimes par les groupes islamistes armés qui opèrent dans le nord du Mali, un pays divisé entre le sud contrôlé par le gouvernement et le nord contrôlé par des groups extrémistes liés au groupe terroriste nigérien Boko Haram. Ceux-ci semblent tirer profit de la déstabilisation provoquée par les événements récents dans la région, notamment la guerre en Lybie.
« Je reçois plusieurs témoignages d'effrayants châtiments corporels mais aussi de violences sexuelles à l’égard des femmes, ainsi que le recours aux enfants-soldats. J'appelle instamment tous les groupes présents dans la région à mettre un terme à ces barbaries qui sont inacceptables au XXI siècle », a affirmé M. Marcenaro.
« La situation au Mali et au Nigéria est dangereuse et constitue une véritable menace pour les pays eux-mêmes, mais aussi pour la stabilité de la région, y compris les pays du Maghreb. Je soutiens les efforts du gouvernement d'union nationale du Mali pour sauvegarder l'unité territoriale et procéder à l'organisation d'élections libres et démocratiques dans les plus bref délais », a conclu M. Marcenaro.