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Bélarus : la solution ne viendra que du peuple bélarusse, déclare le Président de l'APCE

S'exprimant lors d'un échange de vues sur le Bélarus, organisé par la Commission des questions politiques de l'Assemblée, le Président de l'APCE, Rik Daems, a souligné « qu’une solution ne viendrait que du peuple bélarusse ».

Dans un plaidoyer pressant en faveur de la non-violence, il a appelé à l'arrêt immédiat des détentions illégales.

« Le Bélarus traverse une crise terrible, surtout si l'on se place du point de vue des droits de l'homme et des libertés fondamentales », a-t-il déclaré, soulignant que la société avait franchi un point de basculement où les gens n'avaient plus peur de défendre leurs droits et n'étaient pas prêts à revenir en arrière.

« Il s’agit d’un appel au changement, et non d’un effort de déstabilisation », a-t-il déclaré, avertissant que si l'on se remémorait l'histoire, notamment dans certains pays membres du Conseil de l'Europe, la situation pourrait facilement déboucher sur une forme de révolution. Son message a mis l'accent sur l'évolution plutôt que sur la révolution, sur le progrès et sur un processus inclusif avec toutes les parties prenantes à bord, afin qu'un changement progressif vers les valeurs communes du Conseil de l'Europe puisse avoir lieu.

« Mais le changement doit se produire. Tout cela se résume à une question que je voudrais nous poser à tous, mais plus particulièrement à nos invités – l'ancienne candidate à la présidence du Bélarus, Svetlana Tikhanovskaya, et Andrei Savinykh, Président de la Commission permanente des affaires internationales de l'Assemblée nationale du Bélarus. Vous-mêmes, ou ceux que vous représentez ou symbolisez, souhaitez-vous faire partie du problème, ou souhaitez-vous faire partie de la solution ? », a-t-il demandé, ajoutant qu'il était convaincu que tous deux voulaient faire partie de la solution.

« Nous voulons tous que le Bélarus, par ce processus de changement, fasse partie de cette grande famille de valeurs communes qu'est le Conseil de l'Europe. Aujourd'hui représente peut-être un tout premier petit pas vers un avenir meilleur pour tous les citoyens du Bélarus en termes de droits de l'homme, de libertés fondamentales, de démocratie et d'Etat de droit. Mais encore une fois, la solution ne viendra que du peuple bélarusse lui-même. Cela doit être clair. En tant que Conseil de l'Europe, en tant qu'APCE, nous sommes prêts à faire partie de cette solution », a-t-il conclu.