21/05/2021 Culture, science, éducation et médias
Selon la Commission de la culture, de la science, de l'éducation et des médias, malgré des résultats significatifs, les politiques actuelles et les efforts des Etats membres pour lutter contre le changement climatique et ses répercussions restent insuffisants. Dans ce contexte, la commission a appelé les Etats à revoir leurs politiques de recherche et développement, pour donner priorité au domaine de l’économie verte, de la transition énergétique et de l’économie circulaire, en vue d’atteindre l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050.
En adoptant à l’unanimité le rapport d’Olivier Becht (France, ADLE), la commission a encouragé les Etats à développer des programmes de recherche spécifiques sur le recyclage et sur les énergies renouvelables, tout en concevant des technologies de stockage, et en assurant l’évolution du réseau électrique et la sécurité du système de production et de distribution de l’énergie.
Les parlementaires préconisent de maintenir les projets de recherche fondamentale – qui peuvent permettre de découvrir de nouvelles sources d’énergie durable – d’encourager par des financements la mutualisation des efforts de recherche au niveau national et les synergies public-public, public-privé et privé-privé, ainsi que la coopération entre universités et grandes entreprises.
Les Etats devraient réfléchir à de nouvelles formes de financement de la recherche et notamment à la possibilité d’émettre des titres de dette publique, des « obligations vertes » accessibles au grand public, a souligné la commission. Elle a également recommandé de renforcer la dimension européenne des politiques de recherche et d’élargir une coopération « mutuellement profitable » entre les pays européens, ainsi qu’entre l’Europe et d’autres régions du monde.
Enfin, la commission a proposé que le Comité des Ministres établisse un cadre – un accord partiel élargi, par exemple – pour que les pays du Conseil de l’Europe mettent en commun idées et moyens de recherche pour des projets ciblés et établissent une banque des ressources stratégiques nécessaires à la transition énergétique, pour créer des stocks et les gérer de façon mutuellement bénéfique, dans le but de renforcer leur indépendance stratégique.