03/11/2023 Migrations, protection internationale et coopération économique
Le rapporteur de l’APCE, Birgir Thórarinsson (Islande, PPE/DC), a appelé aujourd’hui les Etats membres à intensifier leur action extérieure en soutien aux personnes réfugiées afghanes et aux pays de premier accueil, tel que le recommande la Résolution 2522(2023). Il a rappelé la décision unanime de l’Assemblée selon laquelle « dans les conditions actuelles, les expulsions vers l’Afghanistan ne sont pas acceptables et qu’il faudrait immédiatement mettre un terme aux renvois forcés ».
« Des millions de personnes afghanes, parmi lesquelles des femmes, des enfants et des personnes recherchées par les Talibans sont forcées de quitter le Pakistan parce qu’elles n’ont pas de statut administratif en cours de validité, et ce alors même que la plupart de celles et ceux arrivés récemment ne peuvent pas enregistrer leur présence dans le pays depuis 2021 ou rencontrent des difficultés pour le faire », a-t-il souligné.
Le rapporteur a également exprimé sa vive préoccupation concernant des informations faisant état de pressions envers des personnes réfugiée enregistrées, certaines en attente de réinstallation, et envers des Afghan.es dont le permis de résidence est valable afin que ces personnes quittent leur pays de résidence.
En octobre 2023, l’Assemblée parlementaire a appelé les représentations extérieures des Etats membres au Pakistan et en Iran à coordonner le processus d’examen des demandes de visa et de réinstallation. D’autres recommandations concrètes ont été émises dans ce cadre. Elle a aussi appelé les Etats membres à envisager de rétablir leurs services consulaires à Kaboul afin de faciliter l’accès à la protection pour les personnes afghanes les plus à risque, et pour renforcer le soutien à la société civile afghane en particulier en faveur des femmes et des filles.
« Dans la perspective du Forum Mondial sur les Réfugiés en décembre 2023, et de la Consultation Annuelle Tripartite sur la Réinstallation en 2024, j’appelle de mes vœux des initiatives interparlementaires permettant de réfléchir à la manière dont nos institutions contribueront à construire et à concrétiser le leadership politique pour aborder l’une des crises des réfugiés les plus graves dans le monde », a conclu M. Thórarinsson.