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Une commission dénonce la situation des droits humains en Iran et appelle à renforcer la protection des Iranien·nes en Europe

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La Commission des questions politiques et de la démocratie, réunie aujourd’hui à Paris, a exprimé son inquiétude concernant la persécution par le régime iranien des défenseur·es des droits humains tant en Iran qu’à l’étranger.

Le rapport de Max Lucks (Allemagne, SOC), adopté par la commission, précise que beaucoup d’Iranien·nes en exil en Europe, et de citoyen·nes européens d’origine iranienne, opposés au régime iranien, font souvent l’objet de menaces, d’intimidations, de violences et d’enlèvements de la part des structures de répression de l’État iranien agissant à l’étranger, et sont même victimes d’assassinats.

L’engagement diplomatique vis-à-vis de l’Iran ne doit pas se limiter à l’accord nucléaire, mais aborder tous les sujets de manière exhaustive, ont déclaré les parlementaires, ajoutant que « la situation des droits humains devait devenir un sujet de discussion central ».

Estimant que la politique intérieure et étrangère de l’Iran mettait gravement en danger la sécurité régionale, européenne et mondiale, la commission a appelé les États membres à mettre en place « une politique cohérente et coordonnée pour assurer […] la protection des ressortissant·es iraniens relevant de la juridiction des États membres du Conseil de l’Europe », en particulier les personnalités clés de l’opposition.

Le projet de résolution adopté invite également les Etats membres à renforcer la solidarité avec la société civile iranienne, à appliquer des sanctions ciblées contre l’élite au pouvoir en Iran, à faire en sorte que les auteur·es iraniens de violations des droits humains fassent l’objet de poursuites judiciaires à l’échelle internationale, et à assurer une protection à tous les Iranien·nes qui parviennent à s’enfuir et ne peuvent rentrer dans leur pays par crainte d’y être persécutés.

Enfin, selon la commission, le Conseil de l’Europe « devrait jouer un rôle important en guidant et en soutenant ses États membres afin d’établir avec l’Iran des relations coordonnées et fondées sur les droits humains ».