10/12/2024 Questions sociales, santé et développement durable
La Commission des questions sociales de l'APCE s'est déclarée profondément préoccupée par le fait que la crise humanitaire à Gaza s'est encore détériorée du fait de la poursuite des actions militaires à Gaza, et a exhorté toutes les parties aux hostilités, en particulier Israël, à parvenir à un cessez-le-feu immédiat, permanent et inconditionnel. En attendant ce cessez-le-feu, elles devraient veiller à ce que les attaques « ne détruisent pas davantage de vies civiles et d'infrastructures civiles » et respectent le droit et les règles humanitaires internationaux.
Approuvant un projet de résolution sur la base d’un rapport de Saskia Kluit (Pays-Bas, SOC), la commission a réitéré la condamnation par l'Assemblée, avec la plus grande fermeté, de l'horrible attaque terroriste du Hamas et d'autres milices contre Israël le 7 octobre 2023, et a de nouveau demandé instamment la libération immédiate de tous les otages encore retenus en captivité et leur retour dans leurs familles et leurs foyers.
« Alors que plus d’une année s’est écoulée, la campagne militaire menée par Israël après cette attaque se poursuit à Gaza et provoque une crise humanitaire inimaginable » a déclaré la commission, ajoutant que « les femmes et les enfants sont sans l'ombre d'un doute les principales victimes innocentes de ce conflit ».
« Les bombardements incessants et les opérations terrestres d'Israël ne font qu’accroître le nombre de décès de civils innocents », ont déclaré les parlementaires, ajoutant qu'ils ne pouvaient rester silencieux « alors que des milliers d'enfants continuent de mourir et de subir des blessures qui changent leur vie au quotidien, d'autant plus qu’ils n’ont aucun moyen de s’échapper et n’ont même pas accès aux services et à l’assistance humanitaires les plus élémentaires ». Cela représente une violation flagrante des droits des enfants protégés par la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, les conventions de Genève de 1949 et les protocoles additionnels de 1977.
La commission a également déclaré que les attaques ne devaient pas porter atteinte au personnel humanitaire ou aux travailleurs humanitaires et a demandé instamment l’abrogation immédiate et sans condition de l’interdiction de l'UNRWA imposée par Israël. Israël devrait également permettre aux journalistes nationaux et étrangers d’accéder à la bande de Gaza.
La commission a appelé Israël et la Palestine, dont les parlements bénéficient respectivement d’un statut d’observateur et d’un statut de partenaire pour la démocratie auprès de l’Assemblée, à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour mettre fin sans plus tarder à ce conflit et à mettre un terme aux souffrances de la population de Gaza, y compris celles des otages, démontrant ainsi par cette action résolue leur plein engagement envers les valeurs du Conseil de l'Europe.