Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe – bilan et perspectives
Réponse à Recommandation
| Doc. 11987
| 08 juillet 2009
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- adoptée
à la 1062e réunion des Délégués des Ministres (1er juillet 2009) 2009 - Quatrième partie de session
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 1816
(2007)
1. Le Comité des Ministres,
après avoir examiné la
Recommandation 1816
(2007) et la
Résolution 1581 (2007) de l’Assemblée parlementaire, se félicite que l’Assemblée
souhaite soutenir et développer le rôle du Commissaire aux droits
de l’homme.
2. Le Comité estime qu’en cette année 2009, année du dixième
anniversaire de l’institution du Commissaire, il ne peut qu’évaluer
de manière incontestablement positive la contribution du Commissaire
à l’efficacité du Conseil de l’Europe dans son ensemble. L’institution
a mûri rapidement, endossant un rôle officiel et reconnaissable
dans la promotion et la défense des droits de l’homme. Le Comité
profite de l’occasion qui lui est offerte par la présente réponse
pour rendre hommage aux deux architectes de ce rôle: le premier Commissaire,
Álvaro Gil-Robles, qui a posé les fondations, et son successeur,
Thomas Hammarberg, qui a continué à développer l’édifice, en l’adaptant
aux nouveaux besoins et aux nouvelles attentes.
3. Le Comité des Ministres rappelle à cet égard que, dans la
Déclaration de Madrid adoptée le 12 mai 2009 lors de sa 119e Session,
il a déclaré au paragraphe 4 que le Commissaire «remplit de manière
remarquable son mandat par une intervention sur le terrain et un
dialogue continu avec les Etats membres. Son action est devenue
essentielle, y compris en période de crise. Nous continuerons à
le soutenir activement…».
4. A la lumière de cette évaluation, le Comité répond comme suit
aux différentes observations formulées par l’Assemblée:
- en ce qui concerne l’injonction
de l’Assemblée à respecter à tous les niveaux l’indépendance du Commissaire
(1.1), le Comité tient à assurer l’Assemblée qu’il est fermement
attaché à la notion d’indépendance en tant que moyen important de
maintenir l’efficacité du Commissaire dans l’exercice de ses fonctions;
- en ce qui concerne l’allocation de ressources (1.2), le
Comité relève que les ressources mises à la disposition du Commissaire
sont sollicitées par de nouvelles lignes d’action et de nouvelles
attentes, notamment parce que le Commissaire a achevé le cycle des
visites d’évaluation par pays et qu’il a dorénavant l’intention
de rendre ses activités plus ciblées et plus volontaristes. Rappelant
que, du fait de la mise en œuvre progressive du chapitre V du Plan
d’action de Varsovie, le budget du Commissaire a augmenté, le Comité
fait part de sa détermination à être extrêmement attentif aux besoins
futurs du Commissaire, en gardant à l’esprit à la fois la contribution
actuelle et les nouvelles attentes susmentionnées;
- en ce qui concerne la réunion annuelle tripartite (1.3),
des contacts informels mais importants ont eu lieu en 2008 entre
le Président des Délégués des Ministres, le Commissaire et le rapporteur
de la sous-commission des droits de l’homme de l’Assemblée. Les
participants ont discuté du rôle envisageable des réunions tripartites,
de la contribution que chaque partie devrait y apporter et des limitations indispensables
de ces contributions, ainsi que des avantages attendus de ces consultations
tripartites. La question sera réexaminée;
- quant à la nécessité de soutenir les structures nationales
des droits de l’homme (1.4), il s’agit là d’un élément important
de la politique du Conseil de l’Europe en matière de promotion et
de protection des droits de l’homme dans les Etats membres, et d’un
élément dans lequel le Commissaire lui-même joue un rôle de premier
plan, qu’il s’agisse de ses visites ou des tables rondes annuelles.
Depuis la création de son Bureau, le Commissaire est devenu de plus
en plus le centre d’un réseau continental d’institutions nationales
consacrées aux droits de l’homme, et le Comité n’est pas encore
convaincu que les synergies ainsi créées se trouveraient améliorées
par l’adoption d’un texte normatif.