«Renforcer
l’efficacité du droit des traités du Conseil de l’Europe», considère
que l’une des fonctions principales du Conseil de l’Europe est d’élaborer
des normes en matière de droits de l’homme et d’Etat de droit constituant
un corpus conventionnel européen cohérent. Par conséquent, l’Assemblée
invite le Comité des Ministres:
1.1 à
adopter un plan d’action visant à promouvoir la ratification rapide
par tous les Etats membres du «noyau dur» des traités du Conseil
de l’Europe tel que défini dans l’annexe à la résolution de l’Assemblée,
avec le moins de réserves possible;
1.2 à demander instamment aux Etats membres de retirer les
réserves, les dérogations et les déclarations restrictives faites
aux traités du Conseil de l’Europe, et notamment à la Convention européenne
des droits de l’homme (STE no 5), et
à charger le Comité des conseillers juridiques sur le droit international
public (CAHDI) d’intensifier ses travaux en cours sur cette question
afin de réduire le recours à ce type de clauses;
1.3 à décider d’un programme d’action pour les nouvelles conventions
à élaborer en priorité au cours des cinq prochaines années;
1.4 à charger le Comité directeur pour les droits de l’homme
(CDDH), le Comité européen de coopération juridique (CDCJ) et le
Comité européen pour les problèmes criminels (CDPC), en étroite collaboration
avec le Service du conseil juridique et le Bureau des traités du
Conseil de l’Europe, d’étudier les instruments juridiques contraignants
relevant de leurs domaines de compétence respectifs en vue d’identifier:
1.4.1 les traités restant pertinents mais devant être mis à
jour;
1.4.2 les traités obsolètes qui devraient être abrogés;
1.4.3 les traités ayant perdu leur pertinence et n’étant pas
entrés en vigueur un certain nombre d’années après leur adoption
qui devraient être radiés;
1.5 au vu de l’évolution des normes juridiques au niveau de
l’Union européenne (notamment l’élaboration de décisions-cadres
ou d’actes communautaires), à consulter le CAHDI sur la possibilité pour
le Conseil de l’Europe d’adopter – en complément des traités – des
projets d’«actes modèles paneuropéens».