"Refoulements" à la frontière de la Bulgarie
Réponse à Question écrite
| Doc. 13929
| 08 décembre 2015
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée
à la 1242e réunion des Délégués des Ministres (1-2 décembre 2015). 2016 - Première partie de session
- Réponse à Question écrite
- : Question écrite n° 692 (Doc. 13860)
1. Lors de l’examen
de la question posée par l’honorable parlementaire, la délégation
de la Bulgarie a informé le Comité des Ministres que l’enquête conduite
sur cet incident tragique par la police des frontières bulgare n’avait
permis d’établir aucun fait ou élément de preuve corroborant les
informations publiées par les médias, que ce soit sur la prétendue
entrée de ce groupe sur le territoire bulgare ou sur de quelconques violences
commises à son encontre. De plus, la délégation a informé le Comité
que, selon des informations reçues, les deux citoyens irakiens avaient
été retrouvés morts d’hypothermie.
2. La délégation de la Bulgarie a réaffirmé sa ferme détermination
à respecter toutes les normes internationales relatives au traitement
des réfugiés et des demandeurs d’asile et à se conformer strictement
à ses obligations internationales, une attention toute particulière
étant portée aux principes fondamentaux de la Convention de 1951
relative au statut des réfugiés, notamment l’interdiction de la
discrimination, le renoncement à appliquer des sanctions pénales
pour entrée ou séjour irréguliers sur le territoire et l’interdiction des
expulsions et du refoulement. Elle a indiqué que des mesures concrètes
avaient été prises pour améliorer sensiblement la capacité du pays
à accorder l’asile. Elle a souligné que la Bulgarie avait accordé
le statut de réfugié à 12 800 migrants au cours des huit premiers
mois de l’année 2015 et que ce nombre devrait dépasser les 17 000
d’ici à la fin de l’année, contre 12 700 sur l’ensemble de l’année
2014.
3. Enfin, le Comité des Ministres tient à informer l’honorable
parlementaire qu’à la suite de son débat thématique sur «Les défis
de la migration pour l’Europe: nécessité d’une action collective»
il a pris en septembre une série de décisions, réaffirmant notamment
les obligations qui incombent aux Etats membres en vertu du droit
international, en particulier de la Convention européenne des droits
de l’homme et de la Convention européenne pour la prévention de
la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants.