Ces entretiens officieux et préliminaires ont permis de dégager les points suivants :
a Les personnalités rencontrées, tant à Ottawa qu'à Washington, sont manifestement intéressées par l'idée d'une deuxième Conférence de Strasbourg, sous réserve qu'elle puisse se tenir à une date appropriée. Sous cette réserve, une invitation pourrait être acceptée.
b Toutefois, si la conférence avait lieu, elle devrait avoir un objet précis. A Ottawa, on s'intéresse vivement au marché commun et au projet de zone de libre-échange, ainsi qu'à leurs incidences éventuelles sur l'ensemble de la communauté atlantique. Bien qu'il soit un peu trop tôt pour savoir exactement quel en devrait être le thème, on estime qu'il faudrait nettement distinguer la deuxième Conférence de Strasbourg de la Conférence des parlementaires des pays membres de l'O.T.A.N., qui, bien entendu, discute des affaires purement militaires et politiques de cette Organisation.
c La date de la deuxième Conférence de Strasbourg devrait sans doute être fixée à une date distincte de celle de la Conférence des parlementaires de l'O.T.A.N. L'automne de 1959 — peut-être le mois d'octobre — semblerait convenir aux Canadiens et aux Américains. Il est vraisemblable que les délégués ne seraient pas les mêmes que ceux qui participeront à la Conférence des Parlementaires des pays membres de l'O.T.A.N.
d La répartition envisagée des sièges (États-Unis 14, Canada 10, Europe 24) a paru acceptable. Les États-Unis et Canada ne verraient pas d'objection à ce que la délégation européenne soit un peu plus nombreuse, afin d'être pleinement représentative.
e A Ottawa, on estime qu'il serait utile que, quelque temps avant la date de la conférence, le Président ou l'un des Vice-Présidents de l'Assemblée puisse se rendre en Amérique, afin de fixer définitivement l'ordre du jour et de prendre toutes les dispositions nécessaires. Il faudrait absolument que tous les détails soient arrêtés avant la conférence. C'est cette procédure qui avait été suivie pour la première Conférence de Strasbourg.
f Pour le Canada, l'invitation officielle du Président de l'Assemblée Consultative devrait être adressée au Secrétaire d'État aux Affaires Extérieures, qui la transmettrait au Président du Sénat et au Président de la Chambre des Communes. Pour les États-Unis, elle devrait être adressée au Vice-Président des États-Unis et au Président de la Chambre des Représentants, mais, par l'entremise du Département d'État.