Nécessité d’éviter le chevauchement des travaux du Conseil de l’Europe par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne
Réponse à Recommandation
| Doc. 12535
| 07 mars 2011
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- adoptée
à la 1107e réunion des Délégués des Ministres (2 mars 2011) 2011 - Commission permanente de mars
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 1935
(2010)
1. Le Comité des Ministres rappelle que
le Mémorandum d’accord de 2007 entre le Conseil de l’Europe et l’Union
européenne ainsi que l’Accord de 2008 qui encadre les relations
entre le Conseil de l’Europe et l’Agence des droits fondamentaux
de l’Union européenne visent à promouvoir une coopération fondée
sur la complémentarité. A cet égard, le Comité des Ministres a constamment
souligné qu’il attache une grande importance à éviter les chevauchements
et promouvoir les synergies entre le Conseil de l’Europe et l’Agence, dans
le cadre de leurs compétences respectives. Par conséquent, il se
félicite que, depuis la mise en place de l’Agence, des avancées
significatives ont été faites en ce sens, grâce notamment à la contribution
de la personnalité indépendante désignée par le Conseil de l’Europe
pour siéger au Conseil d'administration et au bureau exécutif de
l'Agence, à travers le développement de contacts et d’échanges ainsi
que la conduite d’un nombre grandissant de projets communs en faveur
de la protection et de la promotion des droits de l’homme. Le dernier
échange de vues tenu le 2 novembre 2010 entre le Groupe de rapporteurs
sur les relations extérieures (GR-EXT) des Délégués des Ministres
et la Présidente du Conseil d’administration et le Directeur de
l’Agence a permis de mesurer ces avancées, par exemple dans les
domaines des droits des enfants, des Roms, de la non-discrimination,
de l’accès à la justice, des droits des personnes handicapées, ainsi
que de l’enseignement de la mémoire de l’Holocauste et de l’éducation
aux droits de l’homme.
2. Le Comité des Ministres estime que la bonne coopération instaurée
avec l’Agence peut certainement être développée plus avant, dans
le respect des compétences et des règles de fonctionnement de chacun,
par exemple dans le cadre de la mise en œuvre de la Déclaration
de Strasbourg, adoptée lors de la réunion de haut niveau sur les
Roms organisée par le Conseil de l’Europe le 20 octobre 2010, à
laquelle le Directeur de l’Agence a participé.
3. De ce point de vue, le Comité des Ministres souscrit aux suggestions
formulées dans la recommandation de l’Assemblée, dont certaines
sont d’ailleurs déjà mise en œuvre. Ainsi, le GR-EXT tient chaque
année des échanges de vues, respectivement avec la Présidence du
Conseil d’administration et le Directeur de l’Agence et avec la
personnalité indépendante désignée par le Conseil de l’Europe pour
siéger dans les organes de l’Agence. En outre, des échanges réguliers
devraient avoir lieu à un niveau approprié. Ces échanges sont l’occasion
de passer en revue en profondeur l’état de la coopération avec l’Agence
et de discuter des perspectives de son développement. La coopération
pourrait donc être renforcée davantage, selon des modalités à développer,
afin en particulier d’accroître les synergies dans les deux sens
au stade de la planification des activités respectives de l’Agence
et du Conseil de l’Europe.
4. D’autre part, comme l’Assemblée, le Comité des Ministres estime
que l’acquis du Conseil de l’Europe en matière de protection des
droits de l’homme doit continuer à servir de référence principale
dans les travaux de l’Agence. Il rappelle que le Mémorandum d’accord
entre le Conseil de l’Europe et l’Union européenne souligne le rôle
du Conseil de l’Europe en tant que « référence en matière de droits
de l’homme, de primauté du droit et de démocratie en Europe » et
stipule que « l’Union européenne considère le Conseil de l’Europe comme
la source paneuropéenne de référence en matière de droits de l’homme ».