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Protégeons les interprètes dans les zones de conflit!

Déclaration écrite No. 442 | Doc. 12239 | 29 avril 2010

Signataires :
M. Dick MARTY, Suisse, ADLE ; M. Miloš ALIGRUDIĆ, Serbie, PPE/DC ; Mme Marieluise BECK, Allemagne, ADLE ; Mme Marie-Louise BEMELMANS-VIDEC, Pays-Bas, PPE/DC ; Mme Anne BRASSEUR, Luxembourg, ADLE ; M. André BUGNON, Suisse, ADLE ; M. Gianni FARINA, Italie, SOC ; M. Hans FRANKEN, Pays-Bas, PPE/DC ; M. Jean-Charles GARDETTO, Monaco, PPE/DC ; M. Andreas GROSS, Suisse, SOC ; Mme Ana GUŢU, République de Moldova, ADLE ; M. Andres HERKEL, Estonie, PPE/DC ; M. Serhiy HOLOVATY, Ukraine, ADLE ; Mme Francine JOHN-CALAME, Suisse, SOC ; Mme Corien W.A. JONKER, Pays-Bas, PPE/DC ; M. Haluk KOÇ, Turquie, SOC ; M. Franz Eduard KÜHNEL, Autriche, PPE/DC ; M. Jaakko LAAKSO, Finlande, GUE ; M. Göran LINDBLAD, Suède, PPE/DC ; M. Pietro MARCENARO, Italie, SOC ; Mme Liliane MAURY PASQUIER, Suisse, SOC ; M. Silver MEIKAR, Estonie, ADLE ; M. Jean-Claude MIGNON, France, PPE/DC ; M. Pieter OMTZIGT, Pays-Bas ; Mme Ganira PASHAYEVA, Azerbaïdjan, GDE ; Mme Marietta de POURBAIX-LUNDIN, Suède, PPE/DC ; M. Christos POURGOURIDES, Chypre, PPE/DC ; M. Yves POZZO DI BORGO, France, PPE/DC ; Mme Mailis REPS, Estonie, ADLE ; M. Paul ROWEN, Royaume-Uni, ADLE ; M. Kimmo SASI, Finlande, PPE/DC ; Mme Marina SCHUSTER, Allemagne, ADLE ; M. Samad SEYIDOV, Azerbaïdjan, GDE ; M. Leonid SLUTSKY, Fédération de Russie, SOC ; Mme Doris STUMP, Suisse, SOC ; M. Björn von SYDOW, Suède, SOC ; M. Latchezar TOSHEV, Bulgarie, PPE/DC ; M. Luca VOLONTÈ, Italie, PPE/DC ; M. Klaas de VRIES, Pays-Bas, SOC ; M. Andrej ZERNOVSKI, ''L'ex-République yougoslave de Macédoine'', ADLE
Thesaurus

En zone de conflit, les interprètes sont en première ligne. Aucun registre ne dénombre leurs décès, mais de 2003 à 2008, 360 interprètes auraient été tués en Irak.

Les interprètes – souvent mal informés de leurs obligations professionnelles et de leurs droits – sont insuffisamment protégés (physiquement et juridiquement). Avec leur famille, ils sont souvent laissés pour compte dans les situations post conflit et ne bénéficient d’aucune priorité en matière de demande d’asile.

En l’absence de statut officiel, les interprètes courent de graves dangers. Alors que les Conventions de Genève reconnaissent la nécessité de la médiation linguistique pour protéger les droits des individus, les droits des interprètes, eux, ne sont nullement traités.

Par la présente, nous:

  • appelons les Etats membres à assurer une meilleure protection des interprètes, pendant et après les conflits;
  • rappelons aux Etats membres la nécessité d’appliquer scrupuleusement les rares dispositions de droit international existantes pour mieux protéger les interprètes, notamment en les assimilant à d’autres catégories de personnel mentionnées dans les Conventions de Genève;
  • soulignons la neutralité et l’impartialité des interprètes, dont la sécurité devrait être assurée dans les zones en conflit, au même titre que celle du personnel du CICR.