Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
En zone de conflit, les interprètes sont en première ligne.
Aucun registre ne dénombre leurs décès, mais de 2003 à 2008, 360
interprètes auraient été tués en Irak.
Les interprètes – souvent mal informés de leurs obligations
professionnelles et de leurs droits – sont insuffisamment protégés
(physiquement et juridiquement). Avec leur famille, ils sont souvent
laissés pour compte dans les situations post conflit et ne bénéficient
d’aucune priorité en matière de demande d’asile.
En l’absence de statut officiel, les interprètes courent de
graves dangers. Alors que les Conventions de Genève reconnaissent
la nécessité de la médiation linguistique pour protéger les droits
des individus, les droits des interprètes, eux, ne sont nullement
traités.
Par la présente, nous:
appelons
les Etats membres à assurer une meilleure protection des interprètes,
pendant et après les conflits;
rappelons aux Etats membres la nécessité d’appliquer scrupuleusement
les rares dispositions de droit international existantes pour mieux
protéger les interprètes, notamment en les assimilant à d’autres catégories
de personnel mentionnées dans les Conventions de Genève;
soulignons la neutralité et l’impartialité des interprètes,
dont la sécurité devrait être assurée dans les zones en conflit,
au même titre que celle du personnel du CICR.