En adoptant la Résolution 1822 (2011) sur la réforme de l’Assemblée parlementaire, l’Assemblée a pris diverses mesures afin de renforcer sa pertinence politique, sa visibilité et son efficacité, et de rationaliser l’utilisation de ses moyens de fonctionnement. Afin de mettre en œuvre certaines de ces décisions, notamment la réduction de dix à huit du nombre des commissions et le transfert de compétences, l’Assemblée est invitée à procéder à la révision du mandat général et des mandats spécifiques de ses commissions.
S’agissant du mandat général, l’accent est mis sur les relations institutionnelles et les relations de travail que les commissions entretiennent tant à l’intérieur qu’en dehors du Conseil de l'Europe, et sur le suivi des textes adoptés. Les commissions pourront désigner des rapporteurs généraux sur une thématique donnée.
S’agissant des mandats spécifiques, l’Assemblée est également invitée à adopter le mandat de la nouvelle commission des questions sociales, de la santé et du développement durable, et à réviser le mandat des autres commissions touchées par la restructuration.
Annexe
Mandat général applicable à toutes les commissions de l’Assemblée
Lors de sa session constitutiveNote, en 1949, l’Assemblée parlementaire décida de se doter de six commissions générales: commission des Affaires Générales, commission du Règlement et des prérogatives, commission des Questions économiques, commission des Questions sociales, commission des Questions culturelles et scientifiques, commission des Questions juridiques et administrativesNote.
L’Assemblée créait la commission de la population et des réfugiés en 1952, ainsi que la commission des affaires budgétaires et de l’Administration en 1954 (Résolution 50).
C’est en 1956 que l’Assemblée décidait pour la première fois de restructurer ses commissions (Résolution 105 relative à la rationalisation de la constitution et du mandat des commissions de l'Assemblée), avec dix commissions générales: commission des Affaires Générales, commission économique, commission sociale, commission juridique, commission culturelle, commission du Règlement, commission de l'Agriculture, commission des Pouvoirs locaux, commission des Nations non représentées, commission du Budget.
En 1957, la commission des Affaires générales prenait la dénomination de commission politiqueNote. L’année suivante, l’Assemblée décida de reconstituer sa commission de la Population et des Réfugiés (Résolution 144 (1958)) et en 1961, de restituer à la commission culturelle son ancienne dénomination de commission culturelle et scientifique (Résolution 197).
En 1966, le nombre des commissions fut porté à douze (Résolution 326), la commission culturelle et scientifique étant remplacée par deux commissions distinctes: la commission culturelle et la commission de la science et de la technologie.
En 1968, l’Assemblée procéda à nouveau à la restructuration de l’ensemble de ses commissions (Résolution 373 relative à la rationalisation des commissions, sous-commissions et groupes de travail de l'Assemblée), portées à treize, le groupe de travail chargé des relations avec les parlements nationaux et le public se voyant conférer le statut de commission permanente: commission des questions politiques, commission des questions économiques et du développement, commission des questions sociales et de la santé, commission des questions juridiques, commission de la culture et de l'éducation, commission de la science et de la technologie, commission de l'aménagement du territoire et des pouvoirs locaux, commission du Règlement, commission de l’agriculture, commission des pays européens non membres, commission chargée des relations avec les parlements nationaux et le public, commission de la population et des réfugiés, commission du budget.
Aucune réforme d’envergure n’interviendra pendant trente ans, s’agissant de la structure des commissions de l’Assemblée et de leur mandat, mais plusieurs commissions changent de dénomination et se voient attribuer des compétences supplémentaires:
En 1997, l’Assemblée adopta une Résolution 1107 sur la structure des commissions de l’Assemblée, décidant de créer la commission pour le respect des obligations et engagements des Etats membres du Conseil de l'Europe (commission de suivi) et de supprimer la commission des relations avec les pays européens non membres, maintenant toujours à treize le nombre total de ses commissions.
L’année suivante, l’Assemblée décida de créer une commission sur l’égalité des chances pour les femmes et les hommes (Résolution 1144 (1998)). Elle procéda, par la Résolution 1176 (1998), à la définition des mandats de ses 14 commissions: commission des questions politiques, commission des questions économiques et du développement, commission des questions sociales, de la santé et de la famille, commission des questions juridiques et des droits de l’homme, commission de la culture et de l'éducation, commission de la science et de la technologie, commission de l’environnement, de l'aménagement du territoire et des pouvoirs locaux, commission des migrations, des réfugiés et de la démographie, commission du Règlement et des immunités, commission de l'agriculture et du développement rural, commission des relations parlementaires et publiques, commission du budget, commission sur l’égalité des chances pour les femmes et les hommes, commission pour le respect des obligations et engagements des Etats membres du Conseil de l'Europe.
En 2000, l’Assemblée entreprit une réforme de ses méthodes de travail et de la structure de ses commissions: par la Résolution 1220 (2000), elle décida de ramener le nombre de ses commissions de 14 à 10Note, en supprimant la commission du budget ainsi que la commission des relations parlementaires et publiques, en fusionnant la commission de la science et de la technologie avec la commission de la culture et de l’éducation (sous la dénomination commission de la culture, de la science et de l’éducation), et la commission de l’agriculture, du développement rural et de l’alimentation avec la commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et des pouvoirs locaux (sous la dénomination commission de l’environnement et de l’agriculture).
La dernière révision des mandats des commissions de l’Assemblée, avant celle en cours, a été effectuée en 2005, par la Résolution 1425. A cette occasion, et pour la première fois, l’Assemblée a défini le mandat général applicable à toutes les commissions de l’Assemblée, en sus de leurs mandats spécifiques.
La Résolution 1822 (2011) ramène le nombre de commissions à huit. Le présent rapport établit les mandats des commissions suivantes:
Cette commission succède à la commission des affaires générales créée en 1949. Devenue commission politique en 1957, elle porte le titre de commission des questions politiques depuis 1968.
Créée en 1949 en tant que commission des questions juridiques et administratives, cette commission a porté de 1956 à 1968 le titre de commission juridique, puis jusqu’en 1989 le titre de commission des questions juridiques. Sa dénomination a alors été modifiée avec l’adjonction des droits de l’homme.
Cette commission succède à trois commissions – commission des questions économiques et du développement, commission des questions sociales, de la santé et de la famille, et commission de l’environnement, de l’agriculture et des questions territoriales – dont la fusion a été décidée par l’Assemblée en 2011 (Résolution 1822).
La commission spéciale de l’agriculture a été créée en 1949, puis à nouveau à partir de 1952. Elle devient commission générale en 1956 sous le nom de commission de l’agriculture. Son titre a été modifié en commission de l’agriculture et du développement rural en 1994, puis en avril 2000 en commission de l’agriculture, du développement rural et de l’alimentation.
En 2001 est créée la commission de l’environnement, de l’agriculture et des questions territoriales, par fusion de la commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et des pouvoirs locaux, et de la commission de l’agriculture, du développement rural et de l’alimentation.
Lors des sessions ordinaires de l’Assemblée de 1950 et 1951, l’Assemblée constitua une commission spéciale des questions des réfugiés. En 1952, l’Assemblée décida de créer la commission de la population et des réfugiés, comme commission générale; elle disparaît toutefois en 1956, pour être recréée deux ans plus tard. En 1979 (Résolution 685), elle prend le titre de commission des migrations, des réfugiés et de la démographie, pour refléter son intérêt grandissant pour les problèmes de migration. En 2003, le mot «démographie» est remplacé par «population». Sa dénomination est modifiée, par la Résolution 1822 (2011), en commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées, de manière à faire clairement apparaître aussi l’importance politique de cette dernière thématique dans ses activités.
Constituée en 1949 sous le nom de commission culturelle et scientifique, elle devient en 1956 commission culturelle, puis à nouveau commission culturelle et scientifique en 1961 (Résolution 197). En 1966, l’Assemblée décide de créer une commission culturelle et une commission de la science et de la technologie, avec des mandats séparés (Résolution 326). En 1968, la commission culturelle est rebaptisée commission de la culture et de l’éducation. En 2001, l’Assemblée décide de procéder à la fusion de la commission de la culture et de l’éducation avec la commission de la science et de la technologie sous le nom de commission de la culture, de la science et de l'éducation.
La commission succède à la commission sur l’égalité des chances pour les femmes et les hommes créée en 1998 par la Résolution 1144. La Résolution 1822 (2011) modifie sa dénomination en commission sur l’égalité et la non-discrimination, afin de faire apparaître son nouveau domaine de compétence.
La commission est créée en 1949 sous la dénomination commission du Règlement et des prérogatives. La mention des prérogatives a été supprimée en 1956. Les mots «et des immunités» ont été ajoutés au titre de la commission en 1998 (Résolution 1176). Les mots «affaires institutionnelles» ont été ajoutés en 2008 (par la Résolution 1583). La Résolution 1822 (2011) lui transfère la compétence des questions financières et budgétaires.
Les questions budgétaires et administratives relevaient, entre 1954 et 2001, d’une commission du budget, avec un mandat propre (lequel comprenait entre 1974 et 1998 le programme de travail intergouvernemental du Conseil de l'Europe), puis de 2001 à 2011 de la commission des questions économiques et du développement.
La commission de suivi a été créée en 1997 par la Résolution 1115. L’annexe à la Résolution 1115, qui établit le mandat de la commission, a été modifiée par la Résolution 1431 (2005) et la Résolution 1515 (2006).