Engage les Etats membres du Conseil de l'Europe à examiner ces questions d'urgence, en vue notamment :
7.1 d'aider plus activement les nouveaux venus - en particulier les jeunes - qui désirent se lancer dans l'agriculture, en les aidant à développer leur formation professionnelle et générale, et à surmonter les obstacles financiers auxquels se heurtent aujourd'hui les exploitants agricoles ;
7.2 de prendre d'urgence des mesures propres à enrayer la dangereuse disparition des terres agricoles de valeur par la reconstruction d'anciennes villes et zones industrielles déchues, tout en veillant à ce que l'urbanisation éventuelle de « zones vertes » se fasse sur les terres les moins fertiles ;
7.3 de définir des politiques, notamment fiscales, qui favorisent l'exploitation familiale efficace, que ce soit par les propriétaires ou par les fermiers, sans qu'il en résulte une discrimination injuste à l'égard d'autres secteurs de l'économie ;
7.4 de fixer - dans les pays où ce n'est pas encore fait - une limite supérieure à la superficie des exploitations, étant entendu que cette limite varie en fonction de la qualité, de la nature et de la situation de la terre ;
7.5 d'étudier si et de quelle manière la pratique souvent bénéfique de l'activité agricole à temps partiel peut avoir des incidences sur l'établissement des nouveaux venus, en tenant aussi compte d'autres effets que cette pratique peut avoir sur l'agriculture et le développement en zone rurale ;
7.6 d'établir un « code de conduite » à l'intention des institutions désireuses d'acquérir des terres agricoles, en veillant spécialement à ce que celles-ci soient louées à des personnes qualifiées et non pas exploitées directement par les institutions, sauf dans les rares cas où les propriétaires ont besoin de s'initier personnellement aux problèmes agricoles ;
7.7 d'accélérer le transfert des exploitations familiales en encourageant la retraite des agriculteurs âgés par des moyens financiers et autres, par exemple la construction, le cas échéant, d'une demeure d'habitation distincte de la ferme ;
7.8 de conserver un secteur suffisant de terres affermées et éventuellement de l'étendre, de façon à permettre aux candidats démunis de capitaux de se lancer dans l'agriculture ;
7.9 de s'employer dans le cadre du Conseil de l'Europe à écarter les obstacles juridiques et administratifs qui gênent les agriculteurs d'autres nationalités, en s'inspirant des mesures prises à l'intérieur de la Communauté européenne ;
7.10 d'oeuvrer - éventuellement dans le cadre de l'OCDE - en vue de l'institution d'une « carte verte européenne » qui indiquerait l'expérience et les compétences agricoles du titulaire et serait valable dans l'ensemble des Etats membres du Conseil de l'Europe pour appuyer toute candidature à la profession d'agriculteur.