7.1 à œuvrer de manière
active et constructive, dans le cadre des Nations Unies, au renforcement de
la capacité de la communauté internationale dans son ensemble à
sauvegarder et à promouvoir les droits de l’homme;
7.2 à contribuer à l’exécution effective des arrêts de la
Cour européenne des droits de l’homme, en exerçant des pressions
sur les gouvernements des Etats où l’exécution des arrêts souffre
de retards préoccupants, tels qu’ils sont identifiés dans la
Résolution 1787 (2011) sur
la mise en œuvre des arrêts de la Cour européenne des droits de
l’homme;
7.3 à intégrer tous les aspects (civils, politiques, sociaux,
économiques et culturels) des activités et préoccupations en matière
de droits de l’homme dans divers domaines d’action, en particulier
la prévention des conflits, la sécurité, la lutte contre le terrorisme,
les questions de migration et d’asile, les politiques commerciales
et la coopération au développement, afin de mener une politique
des droits de l’homme cohérente et axée sur les résultats;
7.4 à s’efforcer de garantir le respect des droits de l’homme
dans l’ensemble des Etats membres, en tant que condition indispensable
pour les affirmer et les promouvoir dans le contexte du dialogue
avec les pays voisins;
7.5 à adopter des plans nationaux de protection des droits
de l’homme et à articuler la politique extérieure autour des principes
universels des droits de l’homme applicables à tous les Etats, de manière
à se prémunir contre l’accusation éventuelle d’appliquer deux poids,
deux mesures;
7.6 à concevoir des stratégies nationales destinées à promouvoir
la ratification pleine et entière des principaux instruments des
droits de l’homme et, après leur ratification, à garantir leur mise
en œuvre;
7.7 à établir des mécanismes institutionnels permettant d’examiner
et d’évaluer l’ensemble des actions gouvernementales relatives aux
droits de l’homme dans le cadre de la politique extérieure, ainsi que
l’application de la politique des droits de l’homme à l’étranger,
en veillant aussi à ce que les droits de l’homme soient pleinement
pris en considération au niveau national;
7.8 à faire un usage cohérent et judicieux de la «clause de
conditionnalité» dans tous les accords bilatéraux et à prendre en
compte les violations des droits de l’homme dans leur dialogue politique
et économique avec des pays tiers;
7.9 à accorder une place prépondérante aux droits de l’homme
dans la politique extérieure en définissant, en matière de droits
de l’homme, des normes et des pratiques communes applicables à l’action
diplomatique, notamment:
7.9.1 en envisageant de créer
une section consacrée aux droits de l’homme sur le site web du ministère
des Affaires étrangères, afin de diffuser des informations et des
connaissances sur les droits de l’homme, et de permettre l’accès
à l’ensemble de la documentation et des outils disponibles émanant
du système des Nations Unies, du Conseil de l’Europe et, le cas
échéant, de l’Union européenne;
7.9.2 en soulignant la situation des droits de l’homme tant
sur le plan interne qu’externe par des déclarations ou des discours
publics aux niveaux national, européen et/ou international;
7.9.3 en veillant à ce que les questions des droits de l’homme
figurent à l’ordre du jour des visites et des échanges de vues à
tous les échelons, en particulier lors des sommets des chefs d’Etat
et de gouvernement ou d’autres types de dialogue politique à haut
niveau avec des pays tiers;
7.10 à élaborer des rapports réguliers à soumettre au parlement
sur la situation des droits de l’homme dans différents pays du monde,
à tirer parti des travaux et de l’expertise des organisations non gouvernementales,
et à consulter les défenseurs des droits de l’homme, y compris par
le biais d’auditions;
7.11 à considérer les politiques relatives à la lutte contre
la pauvreté, aux migrations, aux demandeurs d’asile et aux réfugiés
non seulement comme faisant partie de leur programme d’action national,
mais aussi en tant qu’éléments fondamentaux de leur politique extérieure;
7.12 à mettre en œuvre des politiques fondées sur le dialogue
et sur une coopération constructive avec les gouvernements agissant
en violation flagrante des principes fondamentaux de la démocratie
et des droits de l’homme, à exercer des pressions politiques sur
eux, et à soumettre ces politiques à un suivi régulier.