La situation des réfugiés birmans en Roumanie
Réponse
| Doc. 13379
| 18 décembre 2013
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée
à la 1187e réunion des Délégués des Ministres (11 décembre 2013). 2014 - Première partie de session
- Réponse à
- Question écrite n° 642 (Doc. 13290)
1. Lors de l’examen de la question posée
par l’honorable parlementaire, le Comité des Ministres a été informé
par la délégation roumaine que ses autorités avaient pris toutes
les mesures nécessaires pour aider les réfugiés de Birmanie (Myanmar)
à s’intégrer et avoir accès à un emploi.
2. Ainsi que cela a été indiqué, les réfugiés en question ont
reçu une aide financière pendant neuf mois, comme le prévoit le
droit interne pour quiconque se trouve dans cette situation. De
plus, selon les informations fournies par les autorités roumaines,
plusieurs mesures complémentaires ont été prises ou proposées aux membres
du groupe. Ils ont été informés de l’aide apportée non seulement
par les institutions du gouvernement central, mais aussi au moyen
d’activités complémentaires menées dans le cadre de projets financés
par le Fonds européen d’intégration, le UNHCR en Roumanie et des
ONG locales (cours de roumain, conseils et aide destinés à favoriser
l’accès au marché du travail, formation professionnelle, entretiens
avec des employeurs potentiels, etc.).
3. Les autorités roumaines ont informé le Comité des Ministres
que, malgré ces mesures, les réfugiés en question ne semblaient
guère se préoccuper d’obtenir un emploi ; ils ont même commencé
par refuser de suivre la procédure légale concernant la signature
des documents relatifs à l’hébergement, à l’aide financière et à
l’inscription au programme d’intégration. En outre, ils se sont
montrés peu, voire pas du tout, intéressés par les cours de roumain
qui leur étaient proposés en vue de les aider à s’intégrer et à
trouver un emploi.
4. Par ailleurs, les autorités roumaines ont souligné que des
efforts avaient également été faits pour diversifier les possibilités
d’emplois auxquelles les réfugiés de Birmanie (Myanmar) pouvaient
avoir accès, s’ils décidaient de s’intégrer dans le marché du travail
local. Ces efforts consistaient notamment en des offres d’emplois
rémunérés à hauteur de plusieurs fois le salaire minimum. Les membres
du groupe ont cependant refusé ces emplois ; ils ont déclaré que
leur objectif était de s’installer dans d’autres pays. De fait,
la plupart des membres du groupe ont quitté la Roumanie dès juin
2011.
5. Enfin, la délégation roumaine a souligné que, malgré le manque
d’intérêt pour l’intégration dans la société roumaine manifesté
jusqu’à présent par la plupart des réfugiés de Birmanie (Myanmar),
les autorités nationales continuent d’apporter une aide à ceux qui
se trouvent toujours en Roumanie, en utilisant toutes les possibilités
prévues par la législation nationale pertinente. Ces mesures continuent
d’englober une aide financière, un hébergement et des soins médicaux
gratuits et une aide à l’accès à l’emploi.
6. Ainsi que cela été rappelé dans la réponse à la question précédente
sur le même sujet, la Roumanie est liée par un certain nombre d’instruments
du Conseil de l’Europe et d’autres instruments internationaux concernant
les réfugiés. Compte tenu des informations détaillées données par
les autorités roumaines, le Comité des Ministres considère que la
Roumanie assume totalement ses responsabilités dans ce domaine.