Immigration clandestine et disparition d’enfants en mer Egée
Réponse à Question écrite
| Doc. 13396
| 27 janvier 2014
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée
à la 1189e réunion des Délégués des Ministres (22 janvier 2014). 2014 - Première partie de session
- Réponse à Question écrite
- : Question écrite n° 646 (Doc. 13337)
1. L’honorable parlementaire souligne à
juste titre que le Conseil de l’Europe dispose de toute une série d’instruments
contraignants relatifs aux droits de l’homme, de recommandations
dépourvues de caractère contraignant et de procédures de suivi qui
concernent également les migrants en situation irrégulière, les réfugiés
et les demandeurs d’asile. A ce système s’ajoute la fourniture d’une
assistance concrète aux Etats membres, comme l’expertise en matière
législative ou la formation et le renforcement des capacités des nombreuses
et diverses administrations chargées de gérer la situation des migrants
en situation irrégulière, en vue de renforcer le traitement de ces
affaires dans une perspective respectueuse des droits de l’homme.
2. S’agissant de la situation des enfants, on peut mentionner
la recommandation sur les projets de vie en faveur des mineurs migrants
non accompagnés (CM/Rec(2007)9) ; diverses initiatives ont été prises
pour promouvoir la mise en œuvre de cette recommandation. La Convention
du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains
consacre des droits propres aux enfants ; le troisième rapport général d’activités
du GRETA, qui vient de paraître, souligne comment les Etats doivent
poursuivre une politique en faveur des groupes vulnérables à la
traite des êtres humains, et notamment des demandeurs d’asile, qui devraient
bénéficier de mesures d’intégration afin d’éviter qu’ils ne soient
la cible des réseaux criminels. La Stratégie sur les droits de l’enfant
(2012-2015) traite aussi des questions liées aux « Enfants migrants
et en transit ».
3. FRONTEX, quant à elle, est une agence de l’Union européenne
et le Conseil de l’Europe ne peut jouer aucun rôle dans la gestion
des flux migratoires des différents Etats membres, ni dans la gestion
des frontières extérieures de l’Union européenne, car ces questions
ne relèvent pas de son domaine d’activité. Cependant, en tant que
membre du Forum consultatif de FRONTEX, qui a tenu sa réunion inaugurale
le 16 octobre 2012, le Conseil de l’Europe peut offrir ses connaissances
et son expertise à FRONTEX, en vue de promouvoir le respect des normes relatives aux droits de
l’homme dans les activités de l’Agence.
4. Le Comité des Ministres rappelle la nécessité de répartir
la charge et a souvent appelé à faire preuve de solidarité, dans
la gestion de l’arrivée massive des migrants, réfugiés et demandeurs
d’asile dans les différents Etats membres. Le Conseil de l’Europe
se tient prêt à aider les Etats membres, par exemple en leur indiquant
comment optimiser et simplifier les procédures de traitement des
migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile à leur arrivée
et comment respecter les normes fondamentales relatives aux droits
de l’homme lorsque les pays d’accueil sont confrontés à une situation
de surpopulation.