L’Assemblée estime par ailleurs que, dans ce contexte, le
Conseil de l’Europe devrait renforcer et rendre plus concrète sa
collaboration avec les principales communautés religieuses et les
principales organisations européennes représentant le monde humaniste
et philosophique laïque. Dès lors, elle recommande au Comité des
Ministres:
3.1 de créer une plate-forme
de dialogue, stable et formellement reconnue, entre le Conseil de l’Europe
et de hauts représentants de religions et d’organisations non confessionnelles,
afin de consolider les relations existantes avec ces partenaires
et de favoriser l’engagement actif de toutes les parties prenantes
dans des actions de promotion des valeurs fondamentales de l’Organisation,
qui sont à la base du «vivre ensemble»;
3.2 d’inscrire cette initiative parmi les priorités d’action
du Conseil de l’Europe et de la développer rapidement en concertation
avec les parties intéressées, en y associant étroitement l’Assemblée parlementaire;
d’inviter, le cas échéant, l’Union européenne, l’Organisation pour
la sécurité et la coopération en Europe et l’Alliance des civilisations
des Nations Unies, et éventuellement d’autres partenaires, à y contribuer;
3.3 de lier à cette plate-forme de dialogue l’organisation
de rencontres thématiques sur la dimension religieuse du dialogue
interculturel, dont il faudrait renforcer le caractère opérationnel;
3.4 de développer des synergies entre la plate-forme et les
rencontres thématiques sur la dimension religieuse du dialogue interculturel
et d’autres projets et initiatives du Conseil de l’Europe dans les domaines
de l’éducation, de la culture et de la jeunesse, par exemple le
«Mouvement contre le discours de haine – Des jeunes en campagne
pour défendre les droits de l’homme en ligne», «Education à la citoyenneté
démocratique et aux droits de l’homme» et «Cités interculturelles».