en ce qui concerne la lutte contre les violences fondées
sur le genre dans les forces armées:
6.3.1 à veiller à ce que le cadre législatif applicable aux
membres des forces armées, y compris au niveau pénal le cas échéant,
interdise explicitement toutes les formes de violence fondées sur
le genre, qu’il soit complet et mis en œuvre de manière effective;
à veiller également à ce que les codes de conduite internes contiennent
des dispositions fermes à cet égard, et que celles-ci soient connues
et appliquées à tous les niveaux;
6.3.2 à adopter et à veiller à l’application systématique d’une
politique de tolérance zéro à l’égard des violences fondées sur
le genre, et à transmettre un message à l’ensemble des militaires
selon lequel de tels comportements ne sont pas acceptés au sein
des forces armées;
6.3.3 à sensibiliser tous les niveaux de la chaîne de commandement
à la nécessité d’une telle politique;
6.3.4 à mettre en place des mécanismes, par exemple un numéro
d’appel gratuit, permettant aux victimes de formuler, de manière
confidentielle et anonyme, une plainte informelle et de bénéficier
de conseils impartiaux quant à leur situation;
6.3.5 à faciliter l’accès des victimes à des mécanismes de plaintes
formels et à mettre en place des procédures de signalement indépendantes
de la chaîne de commandement au sein de laquelle travaillent les
victimes;
6.3.6 à accompagner les victimes lorsqu’elles signalent un abus;
6.3.7 à définir et appliquer des sanctions efficaces aux auteurs
de ces violences, la simple mutation de la victime d’une agression
sexuelle n’étant pas une réponse adéquate;
6.3.8 à signer et/ou à ratifier, s’ils ne l’ont pas déjà fait,
la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte
contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.