En jugeant les activités et le programme exposés dans le présent chapitre, il faut tenir compte des dispositions du Traité de Bruxelles modifié relatives à la coopération culturelle ; les experts culturels s'assurent que leur programme reste toujours pratique et constructif et ne fait pas double emploi avec d'autres activités internationales poursuivies dans le même domaine.
En fait, les travaux de l'U. E. O. continuent à donner un élan à la coopération culturelle entreprise dans le cadre d'organisations internationales plus vastes, et l'expérience acquise en commun par ce petit nombre de pays dont l'histoire et la culture sont comparables, et les intérêts étroitement liés, a été très fructueuse. Il est possible, non seulement de poursuivre et d'étendre la coopération qui a été reconnue féconde, mais aussi d'éliminer les projets qui se révèlent difficiles à réaliser en pratique. L'existence de ce groupe homogène à l'intérieur d'organisations plus importantes a contribué dans une mesure appréciable au développement des relations culturelles.
Pour plus de clarté, l'activité culturelle de l'Organisation est analysée ici sous les titres du Comité culturel et des organes qui en dépendent : Comité des universités européennes, sous-comités de l'éducation, de la jeunesse et du cinéma.
L'organisation administrative des activités culturelles de l'U. E. 0. est illustrée par le Schéma ci-dessous. On trouvera ensuite le Calendrier culturel, tableau des réunions de comités, groupes de travail, et des stages, qui ont eu lieu au cours de l'année, suivant un système de roulement régulier, permettant à chacun des pays et des délégations nationales de contribuer, tour à tour et selon leur mode propre, à la cause commune. Les stages organisés par les divers comités sont de même conçus selon ce système de rotation décentralisée qui confère à la coopération culturelle de l'U. E. 0 . son caractère éminemment empirique.
9 janvier
Réunion du groupe de travail des publications (Londres).
10-11 janvier
Réunion du Bureau du Comité des universités européennes (Londres)
17-19 janvier
Réunion avec le groupe de travail de l'O. E. C. E. sur la pénurie de personnel scientifique (Paris).
25 février
Réunion du Comité d'organisation de la Conférence de Dijon (Dijon).
27 février-le r mars
Réunion du groupe de travail des activités physiques et du sport (Bruxelles).
24-25 avril
Réunion du groupe de travail sur les films d'enseignement (La Haye).
26 avril
Réunion du Comité de contact (La Haye).
27-29 avril
Réunion du sous-comité du cinéma (La Haye).
5-11 mai
Stage de jeunes sur la formation artistique extra-scolaire (Italie).
15-17 mai
Réunion du Comité culturel (Strasbourg).
22 mai
Réunion du groupe de travail des publications (Paris).
23-24 mai
Réunion du Bureau du Comité des universités européennes (Paris).
27-29 mai
Réunion du sous-comité de la jeunesse (Bonn).
24-25 juin
Réunion du groupe de travail sur les appariements d'écoles (Paris).
2 septembre
Réunion du Comité d'organisation de la Conférence de Dijon (La Haye).
2 septembre
Réunion du groupe de travail des publications (La Haye).
3-6 septembre
Réunion du Comité des universités européennes (La Haye). ;
17-26 septembre
Stage de professeurs sur l'art, la musique et la poésie à l'école (Royaume-Uni).
6-8 octobre
Stage à l'intention des délégués au Comité culturel sur les relations culturelles de l'Italie avec les autres pays (Rome).
8-10 octobre
Réunion du Comité culturel (Rome).
8-10 octobre
Réunion du Comité culturel (Rome).
11-19 octobre
Stage de jeunes sur l'éducation des jeunes en matière de circulation routière (Allemagne).
16-29 octobre
Stage d'inspecteurs sur l'emploi des auxiliaires audio-visuels dans l'enseignement (Allemagne).
21-29 octobre
Stage de jeunes sur les résultats obtenus, grâce aux activités physiques et sportives, chez les enfants inadaptés et physiquement diminués (France).
6-8 novembre
Réunion du sous-comité de la jeunesse (Rome).
22-23 novembre
Réunion du Comité d'organisation de la Conférence de Dijon avec les présidents des groupes de travail préparatoires (Bruxelles).
25-26 novembre
Réunion du groupe de travail sur les films d'enseignement (Bruxelles).
27 novembre
Réunion du Comité de contact (Bruxelles).
28-30 novembre
Réunion du sous-comité du cinéma (Bruxelles).
9-12 décembre
Réunion du groupe de travail sur le camping (Paris).
Au cours de la période considérée dans le présent rapport, le Comité culturel a tenu ses deux sessions habituelles, une brève session de printemps à Strasbourg au mois de mai, et la principale session d'automne au mois d'octobre à Rome. Comme de coutume, cette dernière a été précédée d'un stage sur l'organisation des relations culturelles du pays hôte avec les autres pays membres. C'était le quatrième stage de ce genre, les précédents ayant eu lieu à Londres, Paris et Bonn. Ils donnent un tableau d'ensemble des relations culturelles entre les pays membres de l'U. E. 0 . Le prochain stage de cette série aura|lieu aux Pays-Bas en octobre 1958.
Le Comité culturel a procédé, comme auparavant, à des échanges de vues officieux sur la coordination des activités culturelles internationales. Il a pu ainsi continuer de s'assurer qu'il n'existait aucun double emploi évitable. Des échanges d'observateurs et de documents ont eu lieu au cours de l'année, conformément aux accords précédemment conclus. On trouvera ci-après, dans les sections consacrées aux divers comités, un exposé de la coopération qui s'est poursuivie sur des points particuliers entre l'U. E. 0 . et d'autres organisations telles que le Conseil de l'Europe, l'UNESCO, l'O. T. A. N., l'O. E. C. E., etc.
Le Comité s'est livré au cours de l'année à une étude approfondie de « l'Appel de Bruxelles », lancé par l'Intergroupe sénatorial belge des intérêts intellectuels. Le Conseil a déjà communiqué les résultats de ces travaux à l'Assemblée dans sa réponse à la Recommandation n° 13. Ils font resssortir dans quelle mesure le programme culturel de l'U. E. 0 . et ceux d'autres organisations internationales répondent aux voeux des auteurs de l'Appel. L' U. E. 0 . continue d'examiner l'un des points sur lesquels ceux-ci ont particulièrement insisté : la conclusion d'une convention culturelle multilatérale.
Le Comité culturel et les experts cinématographiques ont suivi avec intérêt les travaux du groupe d'experts de l'UNESCO, qui a étudié au mois d'octobre à Genève la libre circulation du matériel culturel ; c'est en effet un sujet qui a préoccupé les experts culturels depuis leur première réunion. Une importante contribution à la préparation de la Convention de l'UNESCO sur ce sujet a été apportée par les experts de l'U. E. O., et leur position a été nettement formulée lors de la réunion de Genève.
Poursuivant la série de ses réunions annuelles, le Comité des universités européennes a tenu sa troisième Session à La Haye en septembre 1957. Celle-ci se situait à mi-chemin entre la Conférence des Recteurs et Vice-Chanceliers d'Universités européennes réunie à Cambridge au mois de juillet 1955, et la deuxième Conférence plénière qui doit se tenir à Dijon en septembre 1959. Les travaux du Comité revêtent un triple aspect : préparation de la Conférence de Dijon ; développement d'une coopération plus étroite entre les universités ; collaboration avec d'autres organisations internationales.
La Conférence de Dijon aura deux thèmes principaux : « Les problèmes posés par la pénurie de chercheurs scientifiques et de techniciens hautement qualifiés » et « Études relatives à l'Europe dans les universités ». Ce dernier thème sera abordé sous deux angles, celui des humanités d'une part, celui des sciences sociales et économiques de l'autre. Des groupes de travail préparatoires ont été constitués ; ils poursuivront une première étude de ces sujets au cours de l'année 1958 afin de mettre au point les rapports et recommandations qui seront présentés à la Conférence. Le Comité s'est assuré pour ces groupes d'études du concours d'un certain nombre d'experts de l'industrie et de l'administration scientifique, ainsi que celui de recteurs et professeurs d'universités.
Le Conseil a accueilli favorablement le voeu de la Commission de l'Assemblée1 d'être représentée à la Conférence de Dijon.
Le Comité a passé en revue les différents moyens d'encourager les échanges de professeurs et d'étudiants entre les diverses universités d'Europe et a procédé à une enquête particulière sur les « jumelages » qui permettent des échanges réguliers de personnel entre universités.
Une enquête a été effectuée sur la mise en oeuvre des résolutions de la Conférence de Cambridge contenues dans le rapport de la Conférence. Trois documents ont été établis à la suite de cette enquête : document CCL (56) 64 , en septembre 1956 (huit pays sur quinze ont répondu au sujet de la mise en oeuvre des résolutions) ; document CCL (57)Note, en janvier 1957 (projet d'analyse des réponses au questionnaire relatif à l'application des résolutions, établi par le Secrétariat) ; document CCL (56) 88 , en novembre 1956 (Rapport sur les échanges de visites de professeurs d'universités). Les conclusions de ce rapport ont été transmises au comité des experts culturels du Conseil de l'Europe.
En. ce qui concerne le voeu de la commission d'être officiellement informée des enquêtes ci^-dessus a , il y a lieu de noter que les rapports ne sont publiés que sous forme ronéotypés. Des exemplaires ont été adressés au Greffier à l'intention des membres de l'Assemblée qui manifesteraient leur intérêt.
Toutefois, il a été reconnu que, dans l'ensemble, la coopération requiert l'existence de moyens d'information suffisants. C'est pourquoi, et conformément aux résolutions de la Conférence de Cambridge, le Comité a mis au point un programme de publications, et chargé un groupe de travail spécialisé de traiter tout ce côté de ses activités. Le programme envisagé embrasse plusieurs domaines différents : renseignements à l'intention des étudiants désireux de poursuivre leurs études à l'étranger dans un pays européen, histoire et évolutions des universités et relations de celles-ci avec l'État, enseignement technique supérieur. Le Comité espère d'autre part créer un instrument d'échanges réguliers de renseignements entre université en publiant une revue des universités européennes.
On espère que le Guide à l'intention des étudiants désireux de poursuivre leurs études à l'étranger paraîtra en 1958Note. Le Guide sera alors mis en vente, et il n'y aura pas, comme pour le rapport de la Conférence de Cambridge, de distribution gratuite. On s'efforcera néanmoins d'en faire le service aux universités et collèges d'Europe.
Quant au rapport collectif polycopié préparé par le Comité culturel, en coopération avec le sous-comité social compétent, sur la sécurité sociale des étudiants (A/1693, juillet 1952), il est peu probable qu'il soit encore à jour. A sa parution, il a été diffusé parmi les cinq gouvernements membres de l'Organisation du Traité de Bruxelles qui se sont engagés à le communiquer le cas échéant aux organisations d'étudiants de leur pays.
En ce qui concerne la recommandation de la commission de l'Assemblée relative à un catalogue général des thèses 2 , il est souligné que selon les renseignements reçus en juillet 1957 de l'Union fédéraliste inter-universitaire à Paris, cette organisation publie, dans le volume 6 de sa bibliographie, un catalogue des thèses universitaires d'intérêt européen.
Bien que la question posée par l'Assemblée ait trait aux thèses en général, on peut considérer que c'est l'Union fédéraliste interuniversitaire qui serait le mieux qualifiée pour s'occuper de cette question. D'autres organisations, telle l'Association internationale des universités, s'intéressent également à cette question.
Les contacts déjà établis entre le Comité et l'O. E. C. E. sont toujours plus étroits dans leur collaboration pour les travaux préliminaires à la Conférence de Dijon sur la pénurie de personnel scientifique. Le Comité coopère étroitement avec le Conseil de l'Europe, qui le reconnaît officiellement « comme organe expert indépendant pour toutes les questions touchant les universités européennes des pays membres », et, en cette qualité, le Comité a été consulté sur nombre de questions intéressant les universités européennes. En 1956, le Comité avait été nommé membre associé de l'Association internationale des Universités, et cette adhésion a donné lieu à des relations très fructueuses entre les deux organismes.
Ce sous-comité du Comité culturel ne se réunit qu'à de longs intervalles et s'acquitte de la majeure partie de sa tâche par correspondance, étant plus particulièrement engagé dans l'organisation des stages annuels de professeurs, et bi-annuels d'inspecteurs de l'enseignement. En outre, les délégations du sous-comité échangent régulièrement entre elles des renseignements sur les méthodes d'éducation, les réformes, etc.
En septembre, le 9 e stage de professeurs s'est tenu à l'Université de Cambridge. Consacré à l'enseignement de l'art, de la musique et de la poésie à l'école, il a réuni une trentaine de participants.
Au mois d'octobre, le 6 e stage d'inspecteurs a réuni en Allemagne environ 30 délégués pour étudier toutes les formes de l'emploi des auxiliaires audio-visuels dans l'enseignement.
Au cours de l'année, le Comité culturel a étudié les résultats du stage et de l'exposition organisés en Belgique et aux Pays-Bas à la fin de 1956 sur les derniers perfectionnements dans la construction et l'aménagement des écoles.
Ce sous-comité s'est réuni à Bonn au printemps et à Rome à l'automne de 1957. A l'occasion de chacune de ces réunions, le Gouvernement invitant avait organisé une rencontre des membres du sous-comité avec des représentants des mouvements et organisations de jeunesse du pays hôte. Les représentants des mouvements de jeunesse allemands et italiens ont ainsi entendu des exposés détaillés des activités du sous-comité, suivis d'un débat général et de nombreuses questions. Le sous-comité n'a pas manqué, à l'occasion de chacune de ses réunions, d'échanger des renseignements sur les programmes des autres organisations internationales, tant gouvernementales que non-gouvernementales, s'occupant des questions de jeunesse, afin d'éviter tout risque de chevauchement d'activités. La coopération entre le sous-comité de la jeunesse de l'U. E. 0 . et l'Institut pour la jeunesse de l'UNESCO, à Gauting, s'est amplifiée durant cette année et des dispositions pratiques ont été prises pour favoriser la collaboration entre les deux organismes par l'échange de renseignements sur leurs programmes et surtout leurs stages respectifs, et par l'envoi d'observateurs à ces derniers et aux diverses réunions.
Le Conseil a examinéNotes'il était possible et souhaitable d'étendre à l'Allemagne et à l'Italie le système des passeports collectifs pour les jeunes. Il a jugé qu'il convenait de confier aux spécialistes des problèmes de passeports du Conseil de l'Europe le soin d'étudier les possibilités d'un nouvel accord incluant ces deux pays, la question des passeports collectifs étant déjà à l'étude dans le cadre plus large de ce Conseil. Cette étude fournira l'occasion de réexaminer l'accord primitif en tenant compte d'une expérience de cinq années du systèmes des passeports collectifs entre les pays membres d'origine de l'Organisation du Traité de Bruxelles (Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas et Royaume- Uni), en vue de son extension à d'autres pays. Dans l'intervalle, le Conseil a recommandé que les règlements en vigueur soient interprétés et appliqués par les autorités compétentes avec le maximum de souplesse et de bienveillance.
Le sous-comité poursuit d'activés négociations avec les autorités nationales des chemins de fer des pays membres et avec l'Union internationale des chemins de fer, au sujet des tarifs réduits pour les jeunes, pour harmoniser les divers règlements auxquels ils sont actuellement soumis.
L'une des principales missions du souscomité est d'organiser des stùges annuels sur des sujets concernant la jeunesse dans les pays membres. Trois de ces stages ont eu lieu durant l'année : en mai, à Florence, sur la formation artistique extra-scolaire, en octobre, à Toulouse et à Paris, sur les résultats obtenus grâce aux activités physiques et sportives chez les enfants inadaptés et physiquement diminués, et en octobre, à Bonn et à Berlin, sur l'éducation des jeunes en matière de circulation routière. Chacun de ces stages groupait de trente à quarante délégués.
Le programme des stages de 1958 et 1959 est à l'étude et les dispositions préparatoires sont en cours.
Une des activitées essentielles du souscomité de la jeunesse s'attache aux appariements d'écoles. Au mois de juin, un groupe de travail s'est réuni à Paris pour étudier les obstacles qui s'opposent à la formation de liens durables entre les écoles des pays membres. Un groupe d'experts s'est réuni à Paris en décembre pour étudier les problèmes du camping pour les jeunes. Un autre groupe s'est consacré au mois de février à l'étude des questions relatives à l'éducation physique et au sport ; il doit tenir une seconde réunion au début de 1958 pour délimiter les possibilités d'action des pays membres de l'U. E. 0. dans ce domaine.
Un rapport circonstancié a été établi sur l e J fonctionnement du système d'appariements scolaires dans les sept pays membres ; le souscomité prépare sur ce sujet une brochure d'information à l'usage des élèves, des parents et des autorités scolaires. Le texte final en sera arrêté cette année.
L'U. E. 0 . a publié vers la fin de l'année l'édition française d'une brochure consacrée aux mouvements de jeunesse des pays membres et intitulée La jeunesse dans les pays de l'Union de l'Europe Occidentale. Des éditions anglaise et néerlandaise paraîtront ultérieurement ; la possibilité d'établir des éditions allemande et italienne est également à l'étude.
Une série de guides de voyage à l'intention des jeunes des sept pays membres vient d'être complétée par la publication d'un guide allemand intitulé Spaziergang durch Deutschland et d'un guide italien ayant pour titre Itinéraires d'Italie.
Le sous-comité du cinéma est assisté dans sa tâche par un groupe de travail des films d'enseignement et un comité de contact responsable des coproductions. Ces trois comités se sont réunis en avril à La Haye et en novembre à Bruxelles. Les deux premiers ont échangé des renseignements sur la production et la distribution des films culturels, documentaires, d'art et d'enseignement et des films pour enfants. Ces films ont été projetés durant les réunions.
Les experts cinématographiques de l'U. E. 0 . ont pris connaissance en 1957 des résultats de la première attribution, lors du Festival de Berlin,. du prix cinématographique dont ils avaient élaboré le règlement à la demande du Conseil de l'Europe. Ils proposent maintenant à celui-ci de décerner également un prix du film d'actualités. Des échanges de renseignements sur la production de films non-commerciaux ont été poursuivis.
Quant aux listes de films d'actualités projetés commercialementNoteaucun échange n'a eu lieu depuis 1954, car le Comité compétent a constaté à cette époque que ces listes étaient d'une utilité inégale suivant les pays et qu'il était parfois très difficile de les établir. Cependant, le sous-comité du cinéma n'a décidé d'interrompre que la diffusion officielle de ces listes aux délégations par l'intermédiaire du Secrétariat, et, dans certains cas, les échanges de films et de listes se poursuivent de pays à pays par voie bilatérale. II a été noté à l'époque que toute délégation désireuse de recevoir d'un autre pays membre une liste des films d'actualités pourrait s'adresser directement au pays intéressé et que ces listes lui seraient fournies dans la mesure du possible. Il ne faut pas oublier que les contacts étroits établis entre les compagnies commerciales des pays membres à la suite des réunions du sous-comité du film d'actualités continuent à exister.
Le groupe de travail sur les films d'enseignement a terminé cette année sa première série de cinq films d'enseignement consacrés à la géographie physique (Les glaciers; The Changing Coast; Volcanism; Les eaux souterraines et La côte basse). La seconde série consacrée à la science (Mirror in the Sky; Victory over Pain; Mercator; Jean Kepler et son oeuvre; Galvani, Volta et le courant électrique; Une tâche difficile et Antoine van Leeuwenhoek et le microscope) est presque terminée. Une troisième série a été entreprise sur le thème des grands Européens (Hugo Grolius; Jean-Jacques Rousseau; Rulherford et Cockcroft; Albert Einstein; Houzeau de Lehaie; James Walt et Mazzini).
Une coproduction cinématographique intitulée Décembre, mois des enfants, la deuxième de ce genre, a été achevée sous la direction de M. Henri Storck (Belgique) peu avant Noël 1957 La première présentation de la version néerlandaise a eu lieu aux Pays-Bas. Les versions française et anglaise n'étant alors pas encore prêtes, les experts cinématographiques ont préféré, eu égard au sujet, attendre la fête de Noël 1958 pour célébrer la « première » de ces deux versions. Le Conseil organisera1 une présentation privée à l'intention des Représentants à l'Assemblée. Certains pays ont déjà arrêté les dispositions préliminaires en vue de la distribution.
Les experts ont examiné diverses propositions de production de films ; ils poursuivront leur examen au cours de leur réunion du printemps de 1958. La délégation italienne a présenté un projet d'accord pour la production de films de long métrage. Considérant les aspects législatifs du problème, le sous-comité a suggéré que la proposition soit examinée dans le cadre plus large du Conseil de l'Europe.
Une édition trilingue d'un vocabulaire cinématographique, lexique à l'usage des experts cinématographiques des pays membres, devait paraître en 1957. D'accord avec l'UNESCO, cette publication a été augmentée d'un supplément italien et allemand et paraîtra en 1958 sous la forme d'une édition en cinq langues, celles des pays membres de l'U. E. O.
Le Conseil a examiné2 la possiblité de développer les activités de l'Organisation dans le domaine de la radio et de la télévision. Il a noté l'intérêt que manifeste l'Assemblée pour l'ensemble de cette question, et a résolu de poursuivre ses travaux sur ce sujet. Il rappelle que l'O. T. B. et l'U. E. O. ont déjà entrepris de telles activités sur une assez large échelle. Il se réfère en particulier aux instructions données par le Comité culturel au sous-comité du cinéma concernant la liaison à maintenir avec l'Union européenne de radiodiffusion pour l'échange de films culturels et éducatifs destinés à la télévision (voir ci-après). D'autre part, il rappelle que plusieurs organisations internationales, en particulier l'UNESCO et le Conseil de l'Europe, se sont récemment préoccupées des problèmes posés par la télévision éducative. Il a été également souligné au cours de la dernière réunion des experts cinématographiques que la conférence organisée dans le cadre du Festival d'Edimbourg avec l'aide de l'UNESCO, au cours de l'été de 1957, prolongeait en quelque sorte les conférences de l'UNESCO sur la télévision, qui elles-mêmes résultent en partie des travaux des groupes d'études constitués sous les auspices de l'U. E. O. pour étudier les problèmes de la télévision. Le Conseil note aussi que le Comité culturel étudie à l'heure actuelle une proposition relative aux moyens de mieux exploiter, à des fins culturelles, les réseaux de télévision existants.
Le Conseil est donc d'avis que les études en cours au sein de l'U. E. O. en matière de radio et de télévision doivent être encouragées et intensifiées, étant donné la grande influence que peut avoir dans ce domaine une action concertée.
Quant aux échanges ou achats par les pays membres de films destinés à la télévision scolaire, il convient de soulignerNotequ'aux termes, du système actuel d'échanges de films documentaires entre les pays membres, les films échangés peuvent être utilisés dans certains cas à la télévision. De plus, depuis la fin de l'année 1955, le sous-comité du cinéma et le groupe de travail sur les films d'enseignement ont été autorisés par le Comité culturel à travailler en liaison étroite avec l'Union européenne de radiodiffusion pour l'échange de catalogues et de listes, de tous les films (culturels, documentaires,, d'information, d'enseignement, etc.) qui peuvent, être utilisés pour la télévision scolaire.-
L'Assemblée,
Après avoir pris connaissance des chapitres VIII et IX du rapport du Conseil relatifs aux activités de l'Union de l'Europe Occidentale en matière culturelle et en matière d'administration publique ;
Prenant acte des progrès réalisés au cours de l'année précédente et consciente de leur importance ;
Désireuse de voir poursuivie la tâche entreprise,
Recommande au Conseil :