Les programmes de retour volontaire : un moyen humain, économe et efficace d’assurer le rapatriement des migrants en situation irrégulière
Réponse à Recommandation
| Doc. 12482
| 24 janvier 2011
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- adoptée
à la 1103e réunion des Délégués des Ministres (19-20 janvier 2011) 2011 - Première partie de session
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 1926
(2010)
- Thesaurus
1. Le Comité des Ministres a examiné la
Recommandation 1926 (2010) de l’Assemblée parlementaire sur « Les programmes de
retour volontaire : un moyen humain, économe et efficace d’assurer
le rapatriement des migrants en situation irrégulière », qu’il a
portée à l’attention des gouvernements des Etats membres. Il l’a également
communiquée au Comité européen sur les migrations (CDMG) et au Comité
européen de coopération juridique (CDCJ), dont les commentaires
ont été pris en compte dans la présente réponse.
2. Le Comité des Ministres partage l’avis de l’Assemblée pour
qui les programmes de retour volontaire pour les migrants en situation
irrégulière peuvent être un dispositif constructif et efficace pour
assurer leur retour dans l’ordre et la dignité. Il rappelle, comme
indiqué dans les « Vingt principes directeurs sur le retour forcé »
qu’il a adoptés en mai 2005, qu’il faut prendre des mesures pour
encourager le recours au retour volontaire de préférence au retour
forcé et évaluer régulièrement lesdits programmes et si nécessaire,
les améliorer.
3. L’Assemblée n’est pas sans savoir que de nombreux Etats membres
du Conseil de l’Europe ont mis en place des programmes de retour
volontaire, dont les structures et les contenus varient cependant
d’un pays à l’autre, du fait des différences de contexte et de situation.
Tout en étant conscient de l’intérêt que pourrait représenter le
partage d’informations et de bonnes pratiques pour les programmes
de retour volontaire, également sur des bases bilatérales, le Comité
des Ministres n’est pas favorable à la proposition de préparer des
principes directeurs sur le retour volontaire dans le cadre des
activités du Conseil de l’Europe. D’autres organisations, comme
l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), par exemple,
ont effectué des études approfondies sur la question et sont, de
ce fait, nettement plus à même de s’acquitter d’une telle tâche. Pour
le Comité des Ministres, il est préférable que le Conseil de l’Europe
se déclare disposé à apporter son expertise et à ajouter en particulier
une perspective droits de l’homme à toute activité qui pourrait
être effectuée dans ce domaine par une autre organisation dans l’avenir.
4. Enfin, le Comité souligne que les droits de l’homme doivent
être protégés en toutes circonstances dans tout processus de retour
vers le pays d’origine, qu’il s’agisse d’une réadmission ou d’un
retour volontaire. A cet égard, il signale également qu’il a adopté
récemment des principes directeurs sur une justice adaptée aux enfants
qui recommandent une protection et une assistance particulière pour
les enfants les plus vulnérables, dont les enfants de réfugiés,
migrants, et demandeurs d’asile et les enfants non accompagnés.