a la sous-utilisation du nucléaire ouvrira la voie à une pénurie d'énergie, d'autant plus inévitable que la population mondiale devrait probablement passer de quatre à six milliards d'êtres humains d'ici à l'an 2000 ;
b une pénurie liée à un besoin vital comporte - l'histoire le démontre - des risques bien plus graves que ceux qui sont liés à la maîtrise de la technologie nucléaire ;
c en raison de la longueur des délais requis pour rendre opérationnelles des centrales nucléaires, toute temporisation est aussi néfaste que la suspension des programmes, les résultats ne pouvant alors intervenir qu'après la phase critique qu'il conviendrait d'éviter ;
d l'option nucléaire est un élément nécessaire, mais pas suffisant, de l'approvisionnement des besoins énergétiques, et qu'il conviendrait, de ce fait, de concevoir, au niveau européen, une politique commune fondée sur une diversification complémentaire des ressources ;
e l'instauration d'une paix durable exige la résolution de la discrimination entre les pays nantis et les pays démunis, fondée sur des conditions de transfert de technologie neutralisant les risques de prolifération ;
f la révision des conditions de transfert stipulées par le Traité de non-prolifération a plus de chances d'aboutir à un accord général si les pays européens partagent les mêmes principes - ce qui présuppose une vision commune des problèmes d'approvisionnement (voir point 3.d ci-dessus) ;
g la mise au point, au niveau international, des conditions de transfert s'impose d'autant plus que l'on peut raisonnablement prévoir, au vu des accords bilatéraux existants ou en cours de négociation, un accroissement du nombre des Etats dotés de la technologie nucléaire,