a que la dérogation à la Convention européenne des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales persiste en Grèce ;
b qu'un grand nombre d'officiers, de fonctionnaires, de professeurs et même de juges ont été destitués pour des motifs d'ordre politique ;
c que le projet de Constitution élaboré par le Gouvernement hellénique n'est pas, d'après l'avis d'experts juridiques, avis partagé parla commission des questions juridiques de l'Assemblée, compatible avec les principes de la démocratie ;
d que la situation, au cours des mois précédant le référendum sur le projet de Constitution, a été telle qu'une campagne électorale libre et démocratique était impossible, que le référendum se déroulera, suivant les déclarations du Gouvernement hellénique, dans les conditions de l'état de siège décrété le 21 avril 1967, et qu'il ne pourra, par conséquent, être considéré comme une expression libre de la volonté du peuple ;
e que le Gouvernement hellénique a manifesté, entre autres dans la déclaration faite par le Premier Ministre le 16 septembre 1968, qu'il n'a pas l'intention, dans un avenir proche, d'appliquer les articles de la Constitution concernant les élections parlementaires, les droits de l'homme et les libertés fondamentales, y compris la liberté de la presse, la liberté d'association, la liberté de réunion et la liberté de constituer des partis politiques,