L’Assemblée est convaincue qu’un bon fonctionnement du Conseil
de l’Europe n’est pas possible sans un dialogue véritable, substantiel
et permanent entre ses deux organes statutaires. Les canaux de dialogue
et de consultation entre l’Assemblée et le Comité des Ministres
doivent être revitalisés. Dans ce contexte, l’Assemblée salue l’esprit
positif dans lequel se sont déroulées les récentes réunions informelles
entre son Comité des présidents et le Bureau du Comité des Ministres.
Elle appelle instamment le Comité des Ministres:
5.1 à revoir ses méthodes de travail
en ce qui concerne la préparation des réponses aux recommandations
de l’Assemblée afin d’assurer que ces réponses sont établies dans
des délais plus courts (en principe, ne dépassant pas les six mois)
et avec une plus grande attention sur la substance;
5.2 à veiller davantage à promouvoir la mise en œuvre des
positions exprimées dans ses recommandations;
5.3 à prévoir des délais raisonnables (en principe de trois
mois au moins) pour la consultation statutaire de l’Assemblée sur
des projets de conventions, et à informer régulièrement celle-ci
des suites réservées aux propositions d’amendements formulées dans
ses avis statutaires;
5.4 à étudier, conjointement avec l’Assemblée, les moyens
de faire du Comité mixte un véritable cadre de dialogue substantiel
et de consultation efficace entre les deux organes, par exemple
en ne le convoquant qu’en cas de besoin et au niveau des décideurs
politiques;
5.5 à étudier, conjointement avec l’Assemblée, les moyens
de donner plus de visibilité et de substance politique aux échanges
de vues traditionnels entre la Commission permanente de l’Assemblée
et la présidence du Comité des Ministres;
5.6 à intensifier le dialogue avec l’Assemblée sous toutes
les formes qui ont prouvé leur efficacité, telles que les contacts
entre le Président de l’Assemblée et le Président du Comité des
Ministres, les réunions informelles entre le Comité des présidents
de l’Assemblée et le Bureau du Comité des Ministres, les contacts
de travail entre les commissions de l’Assemblée et les groupes de
rapporteurs du Comité des Ministres;
5.7 d’envisager la mise en place de mécanismes de coopération
entre l’Assemblée et le Comité des Ministres, et, le cas échéant,
d’autres instances du Conseil de l’Europe, pour assurer une réponse coordonnée
en matière de prévention des crises et de règlement des conflits;
5.8 d’envisager la mise en place d’un cadre approprié pour
des échanges de vues entre l’Assemblée et le Comité des Ministres
en ce qui concerne les priorités du Conseil de l’Europe pour l’année
à venir et les résultats obtenus l’année précédente.