5.1 de développer des politiques
de l’éducation cohérentes, ayant comme objectifs prioritaires le bien-être
et la réussite des élèves, la lutte contre l’exclusion sociale,
l’amélioration du professionnalisme des enseignants et de la performance
du système d’éducation dans son ensemble, et une meilleure contribution
de l’école au progrès socio-économique;
5.2 d’associer à la conception et à la mise en œuvre de ces
politiques toutes les parties prenantes afin d’améliorer la communication
et les synergies;
5.3 de mettre en place des mécanismes d’évaluation et d’assurance
qualité permettant de contrôler la qualité du système d’éducation,
et la cohérence des acquis éducatifs avec les besoins en termes
de qualifications professionnelles et de citoyenneté démocratique,
ainsi que l’utilisation efficace et efficiente des ressources;
5.4 de garantir la non-discrimination dans l’accès à l’enseignement
et d’adopter des mesures positives pour lutter contre les inégalités
scolaires et la sous-performance de certains élèves ou étudiants
et de certains établissements par le biais de programmes de soutien
ciblés à l’intention des élèves et des étudiants plus sujets à discrimination
ou à exclusion, ainsi que des avantages pour attirer les enseignants
talentueux dans les classes et les écoles les plus problématiques,
et d'agir pour éviter toute forme de séparation obligatoire sur
la base de l'origine ethnique entre les élèves ou les étudiants aux
niveaux des classes et des établissements scolaires;
5.5 de promouvoir l'égalité des sexes dans et par l'éducation;
à cet égard:
5.5.1 garantir à tous les élèves la liberté
de choisir leur filière d'études;
5.5.2 recenser et diffuser de bonnes pratiques pour une éducation
respectueuse des différences entre les sexes;
5.5.3 réviser les curricula et les méthodes d'enseignement pour
promouvoir un langage non discriminatoire et un enseignement non
sexiste, et pour insister davantage sur l'égalité et la non-violence;
5.5.4 répondre aux besoins des jeunes parents, et en particulier
des jeunes femmes engagées dans l'enseignement supérieur et la recherche,
en matière de soutien familial et de garde d’enfants;
5.5.5 chercher plus d'équilibre entre les sexes dans les fonctions
d’enseignement et de gestion à tous les niveaux de l'enseignement;
5.6 de valoriser l’approche globale adoptée par la tradition
humaniste européenne en matière d’éducation, approche essentielle
pour renforcer la citoyenneté démocratique, pour favoriser le respect des
droits de l’homme et pour promouvoir la solidarité et la cohésion
sociale;
5.7 de revoir les programmes de formation, initiale et continue,
des enseignants, ainsi que des méthodes d’enseignement, en particulier
pour prendre en compte les nouveaux défis résultant de l’interculturalisme,
de la société de l’information et du rythme de l’innovation scientifique
et technologique;
5.8 de chercher à rendre la profession d’enseignant plus attrayante;
à cet égard, envisager d'augmenter les salaires des enseignants
et offrir aux étudiants ayant des résultats élevés des mesures incitatives
leur permettant d'entrer et de rester dans la profession;
5.9 de mieux utiliser le potentiel de l’internet pour moderniser
la gestion des établissements d’éducation, ainsi que pour développer
des méthodologies d’enseignement innovantes et des outils pédagogiques
davantage adaptés à la diversité des élèves, et de promouvoir l’apprentissage
des connaissances numériques et médiatiques;
5.10 de renforcer l’obligation de rendre compte et la transparence
de la gouvernance de l’éducation pour lutter contre la corruption;
à cette fin, établir de solides mécanismes d’audit, de suivi et d’application,
et renforcer le contrôle parlementaire sur la mise en œuvre de la
politique de lutte contre la corruption;
5.11 d’élaborer des codes de conduite dans les établissements
scolaires et d’enseignement supérieur, avec la participation de
tous les acteurs concernés, et de développer et d'évaluer les compétences
civiques des élèves et des étudiants en promouvant leur sens de
la responsabilité, leurs facultés de coopération et leur participation
à la vie civique;
5.12 de rendre la gestion de l’enseignement moins bureaucratique,
en essayant de réduire le temps consacré par les enseignants – aussi
bien à l’école qu’à l’université – à des questions purement administratives;
5.13 de garantir l’accès des familles à des informations claires
et complètes sur l’offre éducative, ainsi que la transparence sur
les performances des établissements d’enseignement;
5.14 dans la formulation des politiques d’éducation, de tenir
compte de l’évaluation des résultats de l’apprentissage réalisée
par des programmes internationaux d’assurance qualité;
5.15 de favoriser la coopération en matière d’assurance qualité,
notamment dans l’enseignement supérieur, en vue de réaliser les
objectifs du Processus de Bologne et la consolidation de l’Espace européen
de l’enseignement supérieur;
5.16 de rechercher une coopération et des synergies, dans le
but d’accroître la compétitivité de l’enseignement européen au niveau
mondial, en exploitant pleinement la longue expérience du Conseil de
l’Europe dans ce domaine;
5.17 d’encourager la coopération dans ce domaine entre le Conseil
de l’Europe et des partenaires actifs – par exemple l'Organisation
de coopération et de développement économiques (OCDE), l’Association
internationale pour l’évaluation du rendement scolaire (IEA), l’Association
européenne pour la garantie de la qualité dans l’enseignement supérieur
(ENQA), l’Educational Testing Service (ETS) et les réseaux d’agences
nationales d’assurance qualité.