Adhésion de l'Union européenne au GRECO
Réponse à Question écrite
| Doc. 14612
| 06 septembre 2018
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée lors de la
1322e réunion des Délégués des Ministres
(5 septembre 2018). 2018 - Quatrième partie de session
- Réponse à Question écrite
- : Question écrite n° 732 (Doc. 14577)
1. La participation
de l’Union européenne aux travaux du Groupe d’États contre la corruption
(GRECO) a été envisagée dès la création du GRECO en 1999. Conformément
à l’article 5 du Statut du GRECO, les modalités de cette participation
doivent faire l’objet d’un accord et, ainsi que le distingué membre
de l’Assemblée parlementaire l’a souligné, la Commission européenne
a remis en mars 2011 un rapport au Conseil de l’Union européenne
sur ces modalités de participation qui, d’une part, définissait
les principaux objectifs d’une coopération renforcée entre l’Union
européenne et le GRECO et, d’autre part, analysait les modalités
et les avantages éventuels de la participation de l’Union européenne
aux travaux du GRECO.
2. Le Comité des Ministres est convaincu qu’une telle participation
contribuerait à renforcer la coordination des politiques de lutte
contre la corruption en Europe. À cet égard, il se félicite que
les recommandations du GRECO soient d’ores et déjà dûment prises
en considération par l’Union européenne, notamment dans le contexte
du processus d’élargissement de l’Union européenne, des programmes
d’ajustement économique de l’Union européenne et du mécanisme de
coopération et de vérification.
3. Le Comité des Ministres regrette que des avancées significatives
n’aient pas été réalisées depuis 2011 mais note que les discussions
se poursuivent entre la Commission et le Conseil de l’Union européenne.
Il note également avec satisfaction que la Commission européenne
et le Parlement européen ont réitéré à plusieurs reprises leur soutien
à une participation de l’Union européenne au GRECO, laquelle demeure
un objectif à long terme.
4. Enfin, le Comité des Ministres souligne que le GRECO se tient
prêt à examiner avec l’Union européenne les modalités de sa participation
dès qu’une demande de participation aura été formellement adressée
par l’Union européenne au Comité des Ministres, et il encourage
à cette fin le Secrétaire Général à poursuivre ses contacts avec
l’Union européenne.