27/08/2026 Présidence
A l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées (30 août), et vingt ans après l’adoption de la Convention internationale des Nations unies pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, la Présidente de l’APCE, Petra Bayr, a exhorté les 18 États membres du Conseil de l’Europe qui n’y sont pas encore parties à y adhérer, afin de contribuer à faire la lumière sur le sort des personnes disparues et de permettre à leurs familles d’obtenir vérité et justice.
« Partout dans le monde, des personnes disparaissent pour de nombreuses raisons : enlèvements, détentions secrètes, disparitions pures et simples, ou encore assassinats en secret, tandis que leur sort et leur localisation restent inconnus », a déclaré la Présidente. « Lorsqu’un État pourrait être impliqué, aider leurs familles à découvrir ce qui s’est passé – et demander des comptes aux responsables – est un devoir humanitaire qui incombe à chacun d’entre nous », a-t-elle déclaré.
« Depuis 2012, un organe d’experts des Nations unies exhorte les gouvernements à faire la lumière sur le sort des personnes lorsque leurs familles sollicitent son aide, en examinant les éléments de preuve et en se rendant dans les pays concernés. Sur plus de 2 000 demandes d’intervention urgente qui lui ont été adressées, environ un quart ont été classées après la localisation de la personne disparue, mais en avril 2025, il restait encore 1 495 dossiers en cours », a-t-elle ajouté.
« Malheureusement, tous les États membres du Conseil de l’Europe ne soutiennent pas ce travail essentiel. À l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées, j’exhorte les sept États membres qui n’ont ni signé ni ratifié la Convention des Nations unies sur les disparitions forcées à le faire sans délai, et les onze qui l’ont signée à procéder rapidement à sa ratification ».
« Il s’agit là d’une question évidente et urgente relevant des droits humains fondamentaux – et, comme l’a souligné une résolution de l’Assemblée de 2022, notre région n’est pas étrangère à ce fléau. Le sort des personnes disparues, notamment des civils et des enfants, à la suite de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, nous rappelle douloureusement cette réalité. Au Conseil de l’Europe, nous devrions apporter tout notre soutien à celles et ceux qui mènent ce combat – et non faire preuve de réticence. Il est temps d’aider ces familles et de faire ce qui s’impose ».
Les États membres du Conseil de l’Europe qui n’ont ni signé ni ratifié la Convention sont : l’Andorre, la Géorgie, la Hongrie, la Lettonie, Saint-Marin, la Turquie et le Royaume-Uni. Ceux qui ont signé mais n’ont pas ratifié la Convention sont : l’Azerbaïdjan, la Bulgarie, Chypre, l’Islande, l’Irlande, le Liechtenstein, la République de Moldavie, Monaco, la Macédoine du Nord, la Roumanie et la Suède.