L'Assemblée,
Considérant les dommages causés dans la presque totalité des pays d'Europe par les épidémies cycliques de fièvre aphteuse, dommages qui se chiffrent par centaines de milliards de francs ;
Tenant compte des travaux entrepris :
Tenant compte également de la Convention sanitaire internationale pour la prévention de la fièvre aphteuse, préparée par l'Office international des Epizooties et ouverte depuis 1954 à la signature des gouvernements ;
Constatant que les possibilités ainsi offertes aux pays membres du Conseil de l'Europe de favoriser la coordination et le contrôle des efforts en vue de prévenir et de guérir la fièvre aphteuse n'ont pas reçu de plusieurs de ces pays toutes les suites souhaitables ;
Rappelant les mesures que le Comité des Ministres a prises dans sa Résolution (54) 19, notamment en invitant les gouvernements membres à adhérer à la Commission européenne de lutte contre la fièvre aphteuse et à mettre en oeuvre les recommandations de l'Office international des Épizooties (Doc. 357, paragraphe 12) ;
Estimant que le succès de la lutte contre la fièvre aphteuse en Europe :
nécessite pour les pays contaminés de recourir, à défaut de procédés nouveaux reconnus plus efficaces et moins coûteux, à l'abattage, à la vaccination, ou à ces deux méthodes conjointes ;
doit conduire à la création d'une banque de vaccin ;
exige en tout état de cause :3.1 que dans tous les pays soient prises des mesures identiques très sévères ;3.2 que les pays peu contaminés recourent, comme il semble y avoir intérêt, à l'abattage, et que ceux plus gravement atteints combinent cette méthode avec celle de la vaccination ;3.3 que tous les pays mènent une lutte coordonnée contre l'épizootie ;3.4 qu'un effort important et coordonné soit fait en faveur des travaux de recherches
Recommande au Comité des Ministres :
La fièvre aphteuse — à l'état sporadique il y a encore quelques années — a provoqué des dégâts croissants en Europe.
La mortalité du bétail, la perte de viande ou de lait, les entraves au commerce intérieur ou extérieur des pays contaminés, les frais de vaccination,, les soins aux animaux atteints représentent pour certains pays, en année de forte épidémie, des pertes se chiffrant par dizaines de milliards.
Si certains pays comme l'Irlande sont actuellement indemnes, nombreux sont encore ceux atteints.
Les méthodes de lutte employées sont actuellement :
des mesures sanitaires ;
la vaccination ;
l'abattage.
I. Tous les pays emploient, mais d'une? façon plus ou moins stricte, des mesures sanitaires : interdiction de circulation des animaux, suppression des marchés, désinfection sévère des moyens de transport, pasteurisation du lait, contrôle des importations.
II. Par contre, les pays qui ne sont pas indemnes recourent à la vaccination, à l'abattage ou aux deux mesures conjuguées.
Cela dépend, en général, du degré de contamination.
Certains pays enfin encouragent la vaccination seulement, ou en prévoient la réalisation dans un avenir rapproché (Grèce, Turquie).
1. les avantages suivants :
une dépense totale inférieure ;
une facilité plus grande d'exportation et de commercialisation de façon générale ;
2. des inconvénients :
1. des avantages :
limitation, pour le même exploitant et pour un pays, de la mortalité ;
maintien possible des reproducteurs d'élite ;
2. des inconvénients :
financiers : la dépense totale semble très supérieure ;
la maladie évolue, le vaccin doit être adapté ;
la nécessité d'avoir en grande quant i té du vaccin disponible, même s'il ne doit pas être employé, son action étant limitée dans le temps.
Il est nécessaire de prévoir sur le plan européen des stocks de vaccin permanents, facilement mobilisables dès l'apparition de la maladie dans un pays. Enfin, les bêtes vaccinées seraient plus sensibles à la maladie dans les premiers jours de la vaccination, ce qui devrait augmenter le risque de contagion dans la vaccination en anneaux.
I. Au niveau des connaissances actuelles, il semble :
II. Il est en tout cas nécessaire :
Un certain nombre d'organisations internationales l'ont compris et travaillent en ce sens.
En dehors des expériences encouragées par l'O. E. C. E. :
l'O. A. A. a créé une commission de lutte contre la fièvre aphteuse ;
l'O. I. E. a une section spéciale pour la fièvre aphteuse.
En vue d'une coopération étroite à l'échelle mondiale et d'une coordination des différents efforts existants, le Gouvernement français a déposé un projet de convention sanitaire concernant notamment :