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La charte européenne des langues régionales ou minoritaires

Proposition de résolution | Doc. 11480 | 07 janvier 2008

Signataires :
M. Lluís Maria de PUIG i OLIVE, Espagne, SOC ; Mme Anne BRASSEUR, Luxembourg ; Mme Åse Gunhild Woie DUESUND, Norvège ; M. José FREIRE ANTUNES, Portugal ; Baroness Gloria HOOPER, Royaume-Uni ; M. Raffi HOVANNISIAN, Arménie ; Mme Cecilia KEAVENEY, Irlande, ADLE ; M. Markku LAUKKANEN, Finlande, ADLE ; M. Andrew McINTOSH, Royaume-Uni ; Mme Maria Manuela de MELO, Portugal, SOC ; Mme Christine MUTTONEN, Autriche ; M. Philippe NACHBAR, France, PPE/DC ; M. Edward O'HARA, Royaume-Uni ; M. Azis POLLOZHANI, ''L'ex-République yougoslave de Macédoine'' ; M. Piotr WACH, Pologne ; M. Robert WALTER, Royaume-Uni, GDE ; M. Wolfgang WODARG, Allemagne
Origine
Renvoyée à la commission des questions juridiques et des droits de l’homme, pour rapport: Renvoi no 3406 (9e séance, 25 janvier 2008).
Thesaurus

L’Assemblée souligne que la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires est le seul instrument juridique contraignant spécialement consacré à la protection des langues régionales ou minoritaires. Le processus de suivi montre que le système de charte a amélioré la situation des langues régionales ou minoritaires dans presque tous les Etats parties.

L’idée de la charte selon laquelle la reconnaissance de la diversité culturelle et linguistique réduira à terme les tensions engendrées par les problèmes relatifs aux minorités explique pourquoi cet instrument est également perçu comme une contribution essentielle au maintien de la paix et de la stabilité.

Malheureusement, le nombre de ratifications ne traduit pas la reconnaissance internationale accrue de la charte. A ce jour, la charte n’a été ratifiée que par 22 Etats membres du Conseil de l’Europe et signée par 11 Etats de plus. Le rythme des signatures est pratiquement au point mort.

L’Assemblée a reconnu très tôt que, dans de nombreux cas, la charte offre le seul espoir de survie du fragile patrimoine que représentent les langues régionales ou minoritaires. A partir du milieu des années 1990, elle a systématiquement demandé aux nouveaux Etats membres de s’engager à adhérer à la charte.

Il incombe plus particulièrement aux parlements nationaux concernés d’inciter leurs gouvernements respectifs à prendre toutes les mesures nécessaires pour que le processus de ratification soit achevé sans délai.

Si la tendance actuelle n’est pas inversée, elle conduira inévitablement à la disparition des langues dans des régions où elles sont employées depuis des siècles et où elles font partie intégrante de l’identité régionale.

Par conséquent, l’Assemblée appelle les 25 Etats membres du Conseil de l’Europe qui n’ont pas encore signé ou ratifié la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires à le faire le plus tôt possible.