Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
Le rapport sur le trafic d'organes humains au KosovoNote, qui donnera lieu à un
débat au cours de la partie de session de janvier 2011 de l'Assemblée
parlementaire, a remis sous les feux de l'actualité le problème persistant
du trafic d'organes humains en Europe – et dans le monde entier.
Dans le rapport, il est souligné que le trafic d'organes est
contraire aux normes les plus élémentaires en matière de droits
de l'homme et de dignité de l'être humain. Le rapport salue et approuve
les conclusions de l'étude conjointe publiée en 2009 par le Conseil
de l'Europe et les Nations Unies.
Cette étude conjointe conclut en recommandant qu’un instrument
juridique international devrait être préparé établissant une définition
du trafic d’organes, de tissus et de cellules d’origine humaine
et énonçant des mesures à prendre pour prévenir ce trafic et protéger
ses victimes, ainsi que des mesures de droit pénal destinées à le
réprimer.
En conséquence, l'Assemblée recommande au Comité des Ministres :
de s’atteler dès maintenant
à l'élaboration d'une telle convention du Conseil de l'Europe, ouverte
aux Etats non membres et prévoyant un mécanisme rigoureux de contrôle ;
d'enjoindre aux Etats membres qui ne l'ont pas encore
fait de signer et ratifier les deux autres conventions du Conseil
de l'Europe qui concernent la lutte contre le trafic d'organes d’origine
humaine, à savoir :
la Convention sur les Droits de l'Homme et la biomédecine
(STE n° 164) et son Protocole additionnel relatif à la transplantation
d'organes et de tissus d'origine humaine (STE n° 186) ;
la Convention sur la lutte contre la traite des êtres
humains (STCE n° 197).