La crise économique internationale touche tous les pays du monde, avec une intensité plus grande encore que celle qui avait été anticipée il y a seulement quelques mois.
Le déclin de la production industrielle, de l’investissement et de l’emploi constitue une récession dont les conséquences graves pour le système économique mondial rejailliront sur les situations sociales nationales.
L’impact de la crise est plus grave dans les territoires qui cumulent des désavantages ancrés dans un développement incomplet. Même s’ils disposent d’éléments dynamiques, ils n’ont pas la possibilité de constituer la masse critique nécessaire pour peser réellement sur l’économie.
Les économies des territoires désavantagés dépendent des économies externes, mais il est possible de remédier à cette situation si les politiques publiques soutiennent les processus d’expansion d’une économie compétitive sur les marchés nationaux et internationaux.
Dans les territoires désavantagés, il est important de réhabiliter certains secteurs présentant un potentiel qui, intégrés dans un système, pourraient constituer les éléments de discontinuité nécessaires pour accélérer le processus de développement.
La valorisation du potentiel endogène de chaque territoire est une ressource qui ne nécessite pas la mobilisation de nouvelles stratégies financières. Il est nécessaire de valoriser des ressources telles qu’une jeunesse éduquée, les femmes, les cultures, les artisanats anciens et les traditions, en les appliquant à l’innovation. Ces ressources pourraient représenter une production de niche sur les marchés mondialisés.
Les membres soussignés sont convaincus que l’Assemblée parlementaire, afin de contribuer à l’identification de moyens d’atténuer les effets désastreux de la crise économique actuelle, doit encourager la tenue d’un débat en vue d’inviter les Etats membres du Conseil de l’Europe à réfléchir à cette opportunité.