Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
Lors de la conférence ministérielle d’Istanbul, le 11 mai
2011, la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et
la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence
domestique a été signée par treize Etats membres du Conseil de l’Europe.
La Convention, qui est le premier instrument international
à traiter la question spécifique de la violence à l’égard des femmes,
est un traité qui fait date, confirmant le rôle d’avant-garde du
Conseil de l’Europe dans la définition de normes.
Elle confie aussi aux parlements nationaux le rôle de suivre
sa mise en œuvre et invite l’Assemblée parlementaire à faire régulièrement
un bilan de celle-ci.
L’Assemblée, qui a été étroitement associée au lancement,
à l’élaboration et à l’ouverture à la signature de la Convention
d’Istanbul, devrait recommander vivement au nombre le plus grand
possible de pays d’Europe et d’ailleurs de la signer et de la ratifier.
Elle devrait aussi inviter l’Union européenne à y adhérer et la
promouvoir comme modèle de conventions régionales par le biais d’ONU
Femmes.