Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
Les violences que viennent d’infliger les agents du gouvernement
irakien aux résidents du camp Ashraf en Irak ont fait 33 morts et
plus de 300 blessés.
Ces agents n’ont eu de cesse de harceler les résidents depuis
des mois, en déployant autour du camp des haut-parleurs qui diffusent
en permanence des messages bruyants et intempestifs, en limitant
l’entrée dans le camp de livraisons vitales de nourriture, eau et
autres matériels et surtout, en restreignant l’assistance médicale.
Au nom des principes humanitaires fondamentaux, l’Assemblée
parlementaire doit exiger l’administration immédiate de soins médicaux
aux malades et aux blessés et le maintien ultérieur de l’assistance
médicale.
Il faut aussi que l’Assemblée exige que le statut de « personnes
protégées » accordé aux résidents du camp Ashraf sous les auspices
de la 4e Convention de Genève durant
l’occupation militaire soit pleinement reconnu et protégé par l’actuel
gouvernement irakien conformément aux engagements qu’il a donnés
aux forces de la coalition lors du transfert du pouvoir.