La nécessité d'un bilan des progrès accomplis dans l'application de la Convention de Berne
Réponse à Recommandation
| Doc. 12807
| 12 décembre 2011
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée à la 1129e réunion
des Délégués des Ministres (7 décembre 2011). 2012 - Première partie de session
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 1964
(2011)
- Thesaurus
1. Le Comité des Ministres a pris note de
la
Recommandation 1964
(2011) de l'Assemblée parlementaire sur «La nécessité
d'un bilan des progrès accomplis dans l'application de la Convention
de Berne» et l’a portée à l’attention des gouvernements des Etats
membres. Il a également communiqué cette recommandation au Comité
permanent de la Convention de Berne, dont les commentaires sont
pris en compte dans la présente réponse.
2. La faune et la flore sauvages constituent un patrimoine naturel
d'intérêt majeur qui doit être préservé et transmis aux générations
futures. Au-delà de la préservation du patrimoine remarquable, la
conservation et l’utilisation durable de la nature et de la biodiversité
sont une contribution essentielle pour assurer un environnement
sain pour tous et pour favoriser le développement durable. Le Comité
des Ministres salue les efforts de coopération entrepris en la matière
par les Etats parties à la Convention de Berne et les encourage à
rendre les activités de la convention plus visibles sur la scène
internationale. Il relève en particulier les travaux menés par les
groupes d’experts créés par le Comité permanent en vertu de la Convention
de Berne, pour faire face aux menaces spécifiques et aux exigences
en matière de sauvegarde de divers habitats, espèces, sites et processus
et pour assurer le suivi de l’application des recommandations du
Comité permanent.
3. Il informe l’Assemblée que la coopération avec l'Union européenne
et avec l'Agence européenne pour l'environnement s'est intensifiée
au courant de l’année 2011 et devrait se poursuivre, notamment dans
le domaine de l'harmonisation du Réseau émeraude de zones d'intérêt
spécial pour la conservation, constitué dans le cadre de la Convention
de Berne avec le réseau écologique Natura 2000, mis en place en
vertu des Directives habitats et oiseaux de l'Union européenne.
4. Par ailleurs, il rappelle que la Convention de Berne a conclu
des Memoranda de coopération avec la Convention sur la diversité
biologique (en 2008) d’une part et avec l'Union internationale pour
la conservation de la nature (UICN, 2010) d’autre part. Ces accords
sont des outils de promotion d’échanges d'informations et d'expériences
sur la mise en œuvre des programmes de travail respectifs de ces
institutions. Ils contribuent également au renforcement de la coopération
institutionnelle et technique sur des préoccupations communes telles
que les zones protégées et les réseaux écologiques, les services
des écosystèmes, les espèces exotiques envahissantes, la diversité
biologique et le changement climatique.
5. La Convention de Berne a joué un rôle de pionnière en matière
de protection de l'environnement en encourageant la coopération
entre les Etats et l'harmonisation des législations et en proposant
aux Parties les outils nécessaires à leur mise en œuvre. Le Comité
des Ministres reconnaît l’importance d’une application efficace
de la législation environnementale, y compris la mise en œuvre des
recommandations du Comité permanent, ainsi que des efforts de communication,
d'éducation et de sensibilisation du public sur les activités de
la Convention de Berne.
6. Il encourage la Fédération de Russie et la République de Saint-Marin
à envisager de signer et ratifier la Convention de Berne.
7. En réponse à la recommandation de l’Assemblée parlementaire
de placer les activités de la Convention de Berne parmi les priorités
du Conseil de l’Europe, le Comité des Ministres rappelle que la
mission essentielle du Conseil de l'Europe est de préserver et promouvoir
les droits de l'homme, la démocratie et l'Etat de droit. Le Comité
des Ministres rappelle son attachement à la Convention de Berne
et encourage le Comité permanent et ses groupes d’experts à poursuivre
leurs activités en faveur de la sauvegarde et de l’utilisation durable
de la biodiversité biologique afin d’assurer un environnement sain
pour tous. Dans cette perspective, le Comité permanent devra prendre
en compte le contexte actuel de recentrage des activités et des ressources.
C’est pourquoi le Comité des Ministres appuie le renforcement de
l’analyse des moyens visant à assurer un avenir durable et significatif
aux travaux de la Convention de Berne.